Sénégal: Dysfonctionnement du système démocratique sénégalaise - Convergence de vue des acteurs

17 Janvier 2019

Venus très nombreux prendre part premier au premier Forum d'Afrikajom Center, les acteurs politiques ont largement partagé les remarques faites par l'ancien Recteur de l'Ucad, le professeur Kader Boye.

Invité à prendre la parole, l'ancien Premier ministre, Mamadou Lamine Loum, abondant dans le même sens des réformes prônées par le professeur Boye, notamment au sujet de la réduction des pouvoirs du président de la République, déclare: «le régime présidentiel ne signifie pas un président avec tous les pouvoirs absolus ou un parlement en concurrence avec le gouvernement dans le cadre d'un régime parlementaire».

Ainsi poursuivant son propos, l'ancien modérateur des Assises nationales affirme que «l'importance pour nous, c'est d'avoir des institutions saines qui nous permettent d'avancer».

Par contre, venu représenter la présidente du Conseil économique social et environnemental (CESE), lors de cette rencontre, le professeur Mbow, également invité à prendre la parole en a profité pour vanter la vitalité de la démocratie sénégalaise, en dépit de difficultés relevées par le doyen Boye.

Abordant la question du parrainage, le représentant d'Aminata Tall, présidente du CESE, tout en admettant des manquements de ce système, a cependant tenu à déplorer le nombre élevés des déclarations de candidatures à la prochaine présidentielle.

Pour sa part, Me Mame Adama Gueye de la Plateforme opérationnelle de sécurisation des élections (POSE), soulignant que la démocratie est mutationnelle, prend le contre-pied de tout le monde en indiquant que le Sénégal n'est pas une démocratie. «On n'a pas de démocratie dans ce pays.

Rien ne marche dans ce pays. On est en train de transformer ce pays en une République bananière. On n'est pas non plus dans un Etat de droit ; et la décision du Conseil constitutionnel en est la parfaite illustration».

Présente également parmi les invités à cette rencontre qui va se poursuivre aujourd'hui, Me Aissata Tall Sall, au sujet de ce parrainage, a mis tous les acteurs devant leurs responsabilités.

En effet, déplorant l'absence d'un cadre de concertation de tous les acteurs (candidats et autres acteurs du processus électoral) sur ce système, notamment sur le logiciel utilisé pour la vérification des parrainages avant l'étape des dépôts de dossiers au niveau du Conseil constitutionnel, la présidente du mouvement «Osez l'avenir» a indiqué que «la faute est partagée».

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Plus de: Sud Quotidien

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