18 Janvier 2019

Burkina Faso: Non-évaluation dans les établissements scolaires - Les élèves de Kaya ont battu le pavé pour marquer leur mécontentement

Les élèves des établissements publics et privés de la ville de Kaya étaient dans la rue le mercredi 16 janvier 2019 et ce, jusqu'au vendredi 18 janvier. Selon nos informations, c'est pour exiger la reprise des évaluations dans l'ensemble des établissements scolaires de la ville de Kaya.

Le Délégué général (DG) des élèves du Lycée provincial Moussa Kargougou de Kaya (LPMK) et porte-parole des élèves, a souligné: « Nous avons peur.

Nous avons nos cœurs qui sont meurtris». Pour se faire entendre, ils ont battu le pavé et ont remis une déclaration qui a été reçue par Abdoulaye Zéba, Secrétaire général de la région (SGR) du Centre-Nord et ses collaborateurs.

Suite à la crise qui sévit dans le monde de l'éducation au Burkina et suite au mot d'ordre lancé par la CNSE (Coordination nationale des syndicats de l'éducation) le 3 décembre dernier, les élèves de la ville de Kaya ont lancé un mot d'ordre de grève de 72 heures, soit du mercredi 16 au vendredi 18 janvier 2019 dans toute la ville de Kaya.

Selon Sita Lankoandé, DG des élèves du LPMK et porte-parole de l'ensemble des délégués, l'objet de leur marche est d'exiger la reprise des évaluations dans l'ensemble des établissements scolaires de la ville de Kaya : préscolaires, primaires, post-primaires et secondaires.

En effet, les élèves ont battu le pavé de la place Naaba Oubri de Kaya au gouvernorat du Centre-Nord où ils ont remis une déclaration en passant par la mairie.

Au gouvernorat, c'est le SG de la région, Abdoulaye Zéba, entouré de Patrice Sorgho, haut-commissaire du Sanmatenga, et de Boukaré Ouédraogo, maire de Kaya, qui les a reçus.

Cela fait plus d'un trimestre que les évaluations sommatives sont suspendues, créant ainsi des doutes et la peur au sein des élèves. Selon Sita Lankoandé, « nous sommes en mi-janvier et toujours sans évaluations. Nous avons peur. Cette situation est intenable.

Nous avons des cœurs meurtris. Le désespoir a pris le dessus sur le moral des élèves ». Et d'ajouter que « les évaluations sont le baromètre qui permet à l'élève de mesurer ses connaissances acquises lors des cours».

Donc, pour lui, à quoi servent des cours sans évaluations ? Car, poursuit-il, nous trouvons que c'est absurde de suivre des cours sans évaluations. Notre avenir est menacé. « Voilà ce qui justifie la marche de ce matin», nous confie-t-il.

Ils ont manifesté leur mécontentement à travers une marche assez disciplinée. Cela mérite des félicitations de la part de Abdoulaye Zéba, SG de la région du Centre-Nord qui indique : « Pour notre part, nous accusons réception de votre déclaration et nous vous rassurons que nous la transmettrons à qui de droit dans le meilleur délai».

Le SG de la région du Centre-Nord a profité leur prodiguer des conseils et leur a demande de rester toujours dans la discipline et dans le respect des règlements du pays comme ils l'ont démontré par le passé.

Si des mesures ne sont pas prises de sitôt, ils n'hésiteront pas à endurcir les mouvements. C'est le lieu d'interpeller le gouvernement à user de ses prérogatives pour mettre fin à cette crise qui perdure dans le monde de l'éducation.

Burkina Faso

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