Angola: Le CFL sans train de samedi

Luanda — Après cinq jours au service des passagers avec seulement deux trains, dans le cadre de la grève décrétée pour temps déterminé, les travailleurs du Chemin de fer de Luanda (CFL) menacent de paralyser complètement leurs services à compter à partir de samedi 19 janvier.

La mesure va à l'encontre de la loi 23/91 du 15 juin, qui impose l'observance des services minimums en cas de grève des fonctionnaires.

L'absence d'accord avec l'employeur pour satisfaire l'exigence d'augmentation de salaire de 80% est l'une des principales plaintes figurant dans le cahier de réclamations de 19 points, ce qui est à la base de la décision de retirer les services minimums.

Le bras de fer entre l'administration et les 950 travailleurs du CFL dure depuis le lundi 14 (début de la grève) dans la compagnie ferroviaire, ce qui a obligé à paralyser quotidiennement 15 des 17 trains. Seulement deux ont fourni des services minimums.

Selon le secrétaire à l'information de la commission syndicale du CFL, Loureço Contreiras, les travailleurs ont quitté la table des négociations à l'unanimité et ont décidé de paralyser les deux derniers trains jusqu'à ce que le problème des salaires soit résolu.

Il a expliqué que l'augmentation de 80% de la masse salariale représente 50% des exigences de lu cahier de revendications et que, jusqu'à présent, ils n'ont pas reçu de contre-proposition de l'employeur.

En ce qui concerne la décision des grévistes, l'administrateur en charge du secteur administratif et financier du CFL, Abel Lopes, a déclaré que la résolution du point unique concernant l'augmentation des salaires, de l'ordre de 80%, dépendait de la commission de négociation, composée des membres des ministères des Finances et de l'Administration publique, Travail et Sécurité sociale (Maptess).

La difficulté, a-t-il expliqué, réside dans le fait que le CFL ne dispose pas de la capacité financière pour répondre à ces exigences et qu'il n'est pas possible non plus de présenter une contre-offre.

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