19 Janvier 2019

Congo-Kinshasa: Elections en RDC - La Cour constitutionnelle doit se prononcer

En RDC, la Cour constitutionnelle devrait se prononcer ce samedi, selon le greffier en chef de la Cour. Plusieurs chefs d'Etat dont les présidents de l'Union africaine, des organisations sous-régionales comme la CIRGL et la SADC avaient demandé de suspendre la proclamation des résultats définitifs de la présidentielle, mettant en doute la crédibilité des résultats donnés par la Céni. Une délégation est attendue lundi à Kinshasa. Mais cette déclaration avait provoqué l'ire des vainqueurs proclamés des scrutins du 30 décembre.

Sur la forme comme sur le fond, cette déclaration de chefs d'Etat africains a été très mal perçue par la coalition au pouvoir qui se taille la part du lion aux législatives nationales et provinciales, comme par le camp de Félix Tshisekedi, le candidat d'opposition proclamé élu par la Commission électorale.

Les deux insistent sur le fait que seule la Cour constitutionnelle peut statuer sur le contentieux électoral et que ses décisions sont irrévocables. Martin Fayulu, le candidat qui conteste ces résultats, a appelé ses partisans au calme en attendant la venue de la délégation des chefs d'Etat. Une visite qui est toujours à l'heure actuelle confirmée par l'Union africaine comme par le gouvernement congolais pour lundi.

Mais depuis ce samedi matin, la sécurité est renforcée autour des locaux de la Cour constitutionnelle, des centaines de partisans de Félix Tshisekedi sont déjà aux abords, prêts à fêter une victoire dont ils ne semblaient pas douter.

Le gouvernement congolais assure que les juges ont l'obligation légale de trancher ce contentieux aujourd'hui même. Les neuf juges devraient s'exprimer sur deux requêtes : celle de Martin Fayulu et de sa coalition qui demandent principalement le recomptage manuel des voix de la présidentielle, mais aussi celle du candidat Théodore Ngoy Ilunga qui lui exige l'annulation de la présidentielle, en justifiant que le million d'électeurs de Béni, Butembo et Yumbi, qui n'ont pas pu voter le 30 décembre, ont été privés de leur droit constitutionnel de voter.

► Pour le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mendé, les juges n'ont pas le choix, c'est une obligation légale : ils doivent trancher ce samedi dans un sens ou un autre.

Il est impossible pour la Cour constitutionnelle de ne pas rendre son arrêt aujourd'hui

Congo-Kinshasa

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