Afrique: Le Golfe de Guinée reste un haut lieu de la piraterie maritime

19 Janvier 2019

Avec plus de 5700 kilomètres de côtes qui bordent 17 pays, du Sénégal à l'Angola, le Golfe de Guinée est resté un haut lieu de piraterie maritime en 2018.

Dans son rapport annuel, le Bureau maritime international indique que les six navires détournés dans le monde l'ont été dans cette zone. Idem pour les faits de tirs sur des bateaux : 13 sur 18 se sont déroulés dans ces eaux océaniques tout comme la vaste majorité des kidnappings contre rançons.

Face à la recrudescence de ces violences, notamment au dernier trimestre 2018 dans la région et même au-delà des eaux territoriales, "il y a un besoin urgent de renforcement de la coopération et de partage d'informations entre les pays qui bordent le golfe de Guinée, pour que des actions efficaces puissent être entreprises contre les pirates", a expliqué un porte-parole du BMI.

Le bureau a enregistré sur cette période 14 kidnapping et observé que les pirates s'attaquent à tous types de navires, allant du bateau de pêche au plus grand vraquier. Le phénomène a en revanche considérablement diminué dans le Golfe d'Aden, zone maritime située entre la corne de l'Afrique (Somalie) et la péninsule arabique, aujourd'hui moins prisée par les pirates depuis le déploiement d'une imposante armada militaire internationale.

Dans le Golfe de Guinée, qui abrite les deux principaux pays producteurs d'or noir d'Afrique subsaharienne, le Nigeria et l'Angola, les pirates s'attaquent surtout aux cargaisons de produits à base de pétrole raffiné. Les actes de piraterie ont sérieusement perturbé cette voie de transport maritime international. Et coûté des milliards de dollars à l'économie mondiale.

Il faut noter que le Togo a été plutôt épargné. C'est sans doute aux efforts déployés par la Marine pour sécuriser l'espace maritime.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

à lire

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 150 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.