22 Janvier 2019

Afrique: 2019/ 2020 - La BAD dévoile les prévisions de croissance sur le continent

Photo: Pixabay
Argent

Le rapport sur les Perspectives économiques en Afrique pour 2019 présentés hier par la Banque africaine de développement (BAD), à son siège, a mis en exergue les prévisions pour 2019 et 2020. Ce rapport dont le résumé a été fait par la directrice département des politiques macroéconomique, des prévisions et de la recherche, Dr Hanan Morsy, comporte trois points essentiels.

A savoir : la performance macroéconomique en Afrique et perspectives, Emploi, croissance et dynamisme des entreprises enfin l'intégration pour la prospérité économique de l'Afrique. Et ce, avec pour thème central : l'intégration.

Il ressort du rapport que les taux de croissance pour 2019 et 2020 sont respectivement de 4 et 4,1%, grâce à des facteurs tels que la légère reprise des prix des produits de base et l'amélioration de la stabilité macroéconomique.

Cependant, selon le rapport de la BAD, cette croissance n'est pas suffisante pour relever les défis de la transformation structurelle.

« Un rééquilibrage des importations africaines de la consommation aux biens intermédiaires et aux biens d'équipement est essentiel pour aider les pays à tirer profit des économies d'échelle et d'envergure, à exploiter les transferts de connaissances et à promouvoir la transformation structurelle », précise le rapport.

Qui relève toutefois que la croissance du PIB de l'Afrique est estimée à 3,5% en 2018. Le rapport a évoqué aussi la nécessité des réformes profondes de la gestion des finances publiques pour améliorer la mobilisation des recettes et atténuer les vulnérabilités de la dette.

En outre, le rapport souligne que l'Afrique reste confrontée à un énorme défi en matière d'emploi et, malgré le potentiel de l'industrie pour créer des emplois de qualité, ce continent s'est désindustrialisée prématurément.

Et le rapport de préconiser la création des emplois dans les secteurs à haute productivité en développant un secteur manufacturier fort.

Mais pour réussir, il importe, selon la BAD, que des actes comme la mauvaise gouvernance, une qualité institutionnelle médiocre et des infrastructures inadéquates soient proscrits. Car limitant la survie et le dynamisme des entreprises, avec une perte de 1,3 à 3 millions d'emplois chaque année.

« La relance de l'industrialisation de l'Afrique, notamment par le biais de politiques industrielles régionales, sera nécessaire pour tirer parti des effets des externalités et des agglomérations », suggèrent les tenants du rapport.

De nouvelles analyses opportunes montrent aussi que l'Accord de libreéchange continental (APFC) peut offrir des gains substantiels à tous les pays africains.

Pour atteindre un niveau d'intégration aussi profond, il est demandé, par les auteurs du rapport, de progresser davantage en matière de règles d'origine, de libre circulation des personnes, de cadres de gouvernance financière et de biens publics régionaux (infrastructures et organismes régionaux).

Le lancement de ce rapport a eu lieu en présence du vice-président principal Charles Boamah, du ministre du Plan et de la Coopération internationale de la République de Guinée, S E Mme Kanny Diallo, du ministre conseiller spécial du président Mahamadou Issoufou, Champion de l'Union Africaine pour l'intégration régionale, S E M Alma Oumarou et de la directrice département des politiques macroéconomique , des prévisions et de la recherche, Dr Hanan Morsy.

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