Gabon: L'Acat dénonce la détention «illégale» de l'opposant Bertrand Zibi

« Bertrand Zibi, un prisonnier politique oublié dans les geôles du régime », c'est le titre d'un communiqué publié hier par l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat).

Bertrand Zibi est un ancien député qui avait démissionné avec fracas en juillet 2016 du Parti démocratique gabonais, le PDG au pouvoir, pour rallier l'opposant Jean Ping.

Il a été arrêté un mois plus tard, dans la nuit du 31 août 2016 dans le QG de Jean Ping, mais depuis, il n'a toujours pas été jugé. Il y a un an, l'ONG de défense des droits de l'homme dénonçait les violences qu'il avait subies en détention. Aujourd'hui, elle dénonce une détention illégale.

On est assez surpris parce que, effectivement Bertrand Zibi n'a toujours pas été jugé. Aucun procès n'est en vue.

Si on prend le code de procédure pénale gabonais, normalement le juge d'instruction doit boucler son enquête dans un laps de temps d'environ 18 mois. Maintenant, cela fait plus de 28 mois qu'il est en prison.

Concrètement, sa détention est illégale. On a le sentiment que le régime veut que cet opposant soit en prison.

Il faut se rappeler qu'en pleine campagne électorale pour la présidentielle d'août 2016, Bertrand Zibi, qui était alors député du PDG, a décidé, c'était le 23 juillet 2016, de démissionner publiquement du parti, en plein meeting, face au chef de l'Etat.

Cette démission a été filmée et on a très rapidement vu sur Twitter, sur YouTube. Et effectivement, cela a été considéré comme une sorte d'humiliation pour le chef de l'Etat.

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Plus de: RFI

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