Zimbabwe: Le président Mnangagwa appelle à un dialogue national

Au Zimbabwe, le président Emmerson Mnangagwa appelle à l'apaisement après une semaine de manifestation sévèrement réprimées. La principale confédération syndicale du pays a appelé à trois jours de grève générale la semaine dernière pour protester contre la hausse des prix des carburants.

Un mouvement de contestation qui a été réprimé dans la violence. Selon un forum d'ONG, au moins 12 personnes ont été tuées, des centaines d'autres blessées.

Il y a aussi eu plus de 600 arrestations, selon le ministre zimbabwéen de la Sécurité. Le chef de l'Etat, en tournée à l'étranger, a dû rentrer d'urgence dans son pays.

Quelques heures à peine après être rentré à Harare, le président Emmerson Mnangagwa a invité les partis politiques, la société civile, et les responsables religieux à engager un dialogue national avec le gouvernement. « Faisons de l'économie notre priorité », a-t-il indiqué.

Le chef de l'Etat est également revenu sur les violences des derniers jours, condamnant les destructions et les pillages et promettant que s'il y a eu abus de la part des forces de sécurité, elles feront l'objet d'une enquête. « Des têtes tomberont s'il le faut. »

Réponse du principal parti d'opposition, le MDC, le Mouvement pour le changement démocratique.

« Nous avons longtemps tendu la main pour essayer de résoudre les problèmes du pays, a indiqué son leader Nelson Chamisa. Malheureusement, on nous a envoyé balader et rit au nez. Dommage qu'il faille attendre qu'il y ait des morts pour que le gouvernement change d'attitude. »

L'opposition qui demande l'arrêt de la répression de ces derniers jours. Et la libération des prisonniers politiques.

Un certain nombre de dirigeants ont été arrêtés ces derniers jours, et notamment, ce lundi, le secrétaire général de la ZCTU, le syndicat qui a appelé à la grève, et qui est accusé de tentative de renverser le gouvernement.

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Plus de: RFI

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