Tunisie: Possibilités et opportunités pour accroître les exportations

22 Janvier 2019

Des variétés précoces

Plusieurs pays concurrentiels méditerranéens ont développé des variétés précoces et tardives, tels que le Maroc et l'Egypte, ce qui leur a permis de bien se positionner et de gagner plusieurs marchés. Les problèmes liés au manque de performance logistique, notamment pour les services de la douane, et au coût du transport rendent nos produits peu compétitifs par rapport à ceux des autres pays. Les problèmes liés à la qualité et la traçabilité du produit destiné à l'exportation, à l'état phytosanitaire et à l'insuffisance de l'eau d'irrigation sont également mis en cause.

Une forte concurrence du marché local qui est devenu rémunérateur et la progression des exportations vers la Libye, considérée la continuité du marché local, ont été observées. En outre, le mécanisme de vente, qui n'évolue pas, est basé sur la vente au mieux. Les mêmes intervenants sont actifs depuis plusieurs années, vu la complexité des conditions imposées pour l'octroi de l'agrément, ce qui empêche de nouveaux promoteurs d'entrer dans ce domaine.

Les recommandations formulées suite à ce diagnostic visent une meilleure compétitivité de nos produits sur le marché international. Ainsi, il est recommandé d'introduire les variétés potentiellement exportables, mis à part la Maltaise, et améliorer le système produit (conditions de conservation et d'emballage).

Marge d'amélioration

Il est proposé, de même, de développer l'exportation d'autres fruits (mandarine, clémentine, citron... ), et aussi des navels. Il est souhaitable également de développer l'exportation des oranges bios, surtout que la marge d'amélioration possible est estimée à environ 20% par rapport à la situation actuelle.

Les experts recommandent aussi l'exportation des produits IP (indication de la provenance) et AOC (appellation d'origine contrôlée), d'autant plus que la marge d'amélioration possible est estimée à environ 10% par rapport à la situation actuelle. Il est nécessaire de remédier aux problèmes constatés au niveau des mécanismes de vente actuels qui se limitent à la vente au mieux offrant et prendre les mesures nécessaires en faveur du système de vente ferme.

Par ailleurs, la diversification des marchés et l'élargissement de la liste des exportateurs agréés sont des conditions indispensables pour améliorer nos recettes en devises. Cette action nécessite la mise en place de moyens logistiques, de communication, d'innovation et de prospection pour mieux profiter du potentiel d'exportation des navels et des clémentines pour les pays du Golfe, des oranges bios pour l'Allemagne. D'où la nécessité de tisser des relations commerciales avec les marchés africains (en l'occurrence le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Burkina-Faso... ) et avec le marché russe.

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