Algérie: L'expérience algérienne réussie en matière de réconciliation nationale patagée à Davos

DAVOS-KLOSTERS (Suisse) -Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a exposé mardi à Davos (Suisse) l'expérience algérienne réussie en matière de réconciliation nationale, relevant que la démarche de paix en Algérie "a trouvé son expression concrète dans la loi sur la concorde civile et la Charte pour la paix et la réconciliation nationale".

Dans son intervention devant le Forum de Davos, le ministre a souligné que la démarche de paix en Algérie "a trouvé son expression concrète dans la loi sur la concorde civile et la charte pour la paix et la réconciliation, toutes deux animées de valeurs chères au peuple algérien, à savoir la tolérance, la modération, le pardon, la solidarité, l'entraide, un puissant sentiment de communauté de destin et un fort attachement à l'unité et à la cohésion nationales".

Expliquant davantage, M. Messahel a indiqué que la loi sur la concorde civile, proposée en 1999, par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, au peuple algérien, "était guidée par le souci d'ouvrir une porte de retour dans la société à toutes les personnes qui s'étaient engagées dans des groupes terroristes et s'étaient égarées du droit chemin". "Cette loi a permis le retour dans leurs familles à des milliers de ces personnes et la préservation de milliers d'autres vies humaines", a-t-il ajouté.

Pour ce qui est de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, adoptée par référendum en 2005, le Chef de la diplomatie algérienne a indiqué qu'elle a permis au pays de "renouer définitivement avec la paix, la stabilité et la sécurité en mettant en avant sa réussite totale grace à la réunion de quatre conditions se rapportant, en premier lieu, à l'exigence de respect de la Constitution et des lois de la République par tous, partant en cela de la conviction qu'il n'y a pas d'alternative possible à la primauté du droit et au respect de l'ordre constitutionnel établi dans toute recherche de sortie de crise viable et durable".

En second lieu, le ministre a souligné "la nécessité d'une solidarité agissante de l'ensemble de la communauté nationale avec toutes les victimes de la tragédie nationale, sans exception et sans distinction, seule démarche à meme de répondre à l'impératif de penser à l'avenir et d'éliminer les causes possibles de rancoeur, de stigmatisation sociale ou de vengeance".

Il a cité, en troisième lieu, "la reconnaissance du role des institutions étatiques et des citoyens qui ont combattu le terrorisme, tout inscrivant leur combat dans le cadre de la loi et des obligations internationales contractées par l'Etat en matière de protection et de promotion des droits de l'homme et des libertés".

En quatrième lieu, M. Messahel a rappelé "l'ouverture de la possibilité du retour au sein de la communauté nationale à ceux dont la voie s'en est écartée, un retour qui se fonde sur le repentir dans le respect de l'ordre républicain".

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