Cote d'Ivoire: Shieldafrica Abidjan 2019 - Hamed Bakayoko appelle les Etats à s'unir pour lutter contre le terrorisme.

22 Janvier 2019

Dans son discours d'ouverture de la conférence inaugurale de la 5e édition du Salon international de la Sécurité et de la Défense (Shieldafrica 2019) qui a eu lieu lundi 21 janvier à l'hôtel Ivoire, le ministre d'Etat, ministre de la Défense, Hamed Bakayoko, initiateur de la rencontre a appelé les Etats victimes du terrorisme à s'unir pour lutter contre l'adversaire. « Les terroristes se sont intégrés aux narcotrafiquants, pour trouver un espace commun pour développer leurs actions.

L'intérêt des narcotrafiquants est de se faire de l'argent, les terroristes aussi sont dans une option fondamentaliste. Mais nous qui sommes menacés, nous n'avons pas d'autres choix que de nous mettre ensemble », a-t-il lancé.

Et d'ajouter : « si ceux qui portent le mal, ont réussi à se mettre ensemble, la solution pour nous, c'est un engagement à nous mettre ensemble, à partager les informations, le savoir-faire et avoir une capacité à opérer ensemble », a-t-il insisté.

Avant d'indiquer que ce salon donne l'occasion aux 123 exposants venant de 29 pays de se rencontrer, d'échanger.

Car, pour lui, le fait de se rencontrer, de se connaître, de se faire confiance aide les pays à progresser dans la lutte contre le terrorisme.

Il a rappelé à ce propos l'enquête de l'attentat de Bassam, où le principal commanditaire a été arrêté et croupit en prison au Mali, dans l'attente de son jugement grâce à la coopération des Etats voisins. Le ministre d'Etat estime, par ailleurs, que le défi des Etats africains est de réduire la pauvreté et d'accéder au développement par la croissance.

« La croissance est impulsée par le moteur économique du pays. Et également par les investissements directs étrangers.

Quand votre pays est attractif, les gens viennent, ils investissent et cette production de richesse peut permettre une meilleure redistribution. Si la confiance n'existe pas, s'il y a la peur, tous nos efforts de croissance pour réduire la pauvreté seront vains », a souligné Hamed Bakayoko.

Il a, en outre, soutenu que le gouvernement soutiendra le développement de Shieldafrica qui est en train de devenir un rendez-vous incontournable en Afrique. Le thème retenu cette année est : « protection et contrôle des frontières ».

Un thème important et d'actualité, selon lui, pour les enjeux sécuritaires du continent africain dont les frontières sont poreuses et le développement menacé par le terrorisme.

Parce que les Etats n'ont pas la capacité de mettre en commun leurs moyens pour s'assurer que ceux qui traversent leurs frontières ne sont pas des menaces pour la stabilité et l'intégrité de leurs territoires.

Aussi, le ministre a-t-il indiqué que toutes les solutions pouvant conduire à des frontières plus sûres seront les bienvenues. Il a aussi engagé les participants à faire en sorte que le salon donne des résultats concrets.

Notamment des solutions en adéquation avec les besoins et les budgets des Etats africains. « Bien souvent, les opérateurs nous proposent des produits qui sont hors budget pour nos Etats. Les grands pays peuvent se le permettre.

Nous devons avoir en synergie avec plusieurs pays la capacité d'acquérir certaines technologies. Et de l'utiliser en commun », a-t-il proposé encore.

Il a, pour finir, exprimé sa joie de savoir que tous les hauts commandements de l'armée et du monde de la sécurité ainsi que des ministres sont présents à ce salon.

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