Cameroun: Port de Douala - Du mieux pour les dockers

Une récente résolution du conseil d'administration du Pad permet la régulation de l'activité par l'autorité portuaire.

« Il n'est plus question que les dockers soient exploités par le premier opérateur venu. » Ces propos d'un responsable du Port autonome de Douala (Pad) sont tenus au cours d'une réunion à Bonanjo, quelque temps après une résolution du conseil d'administration de l'entreprise (réuni en session le 21 décembre dernier) plaçant l'activité sous l'égide de l'autorité portuaire. Une décision qui intervient après des constats effectués par l'équipe dirigeante actuelle, s'agissant de la situation des dockers du port de Douala jusque là : absence de couverture sociale, concurrence illégale induite par certains acconiers, défaut de diverses garanties, etc. Or, relève le responsable susmentionné, « le docker est le poumon de la performance et du rendement portuaires. Il faut donc lui offrir des conditions de travail idoines. »

Désormais, l'activité de docker (incluant la fourniture de la main d'œuvre docker) au port de Douala-Bonabéri est réglementée par la résolution du conseil d'administration citée plus haut. Bon à savoir, cette résolution a été prise après avis du Comité consultatif d'orientation du Pad (Cco'Pad). Ces acteurs à la tâche exigeante devraient aussi enregistrer des avancées côté équipements de travail, des carences dans ce domaine ayant entraîné par le passé de mauvaises performances, avec des cadences minimales fixées par le Pad qui n'étaient pas tenues par tous les acconiers.

Il faut relever que l'amélioration et l'assainissement des conditions de travail des dockers, outre l'impact sur la compétitivité du port, aura des effets positifs au plan sécuritaire et social. En effet, par le passé, des individus pouvaient être recrutés à la tâche sur simple présentation d'une pièce d'identité et être introduits frauduleusement dans l'espace portuaire. « Une main d'œuvre illégale », explique-t-on au niveau de la direction générale du Pad, « ce qui ne garantissait pas une maîtrise de la sûreté et de la sécurité des installations portuaires », ajoute notre source. Une concurrence déloyale qui constituait aussi une source de mécontentement, de grogne, avec rejaillissement sur le climat social au port de Douala.

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