Angola: Le Mintrans envisage de remplacer les grévistes du CFL

Luanda — Le ministère des Transports (Minstrans) a déclaré mardi avoir demandé à l'Exécutif angolais une réquisition civile à la lumière de la loi de Greve (23/91 du 15 juin) pour remplacer les grévistes du Chemin de fer de Luanda (CFL).

Dans un communiqué de presse, le département ministériel précise que cette mesure faiit suite à une demande de la compagnie Chemin de fer Luanda et vise à assurer la continuité du service de transport, paralysé depuis huit jours.

Selon le Minstrans, l'Exécutif pourra déterminer la réquisition civile, en cas d'intérêt national justifié et à titre exceptionnel, visant à remplacer les travailleurs en grève, qui exigent, entre autres mesures, une augmentation de salaire de l'ordre de 80%.

Il indique que les mesures sont prises en coordination avec le ministère de l'Administration publique, du Travail et de la Sécurité sociale et l'organe de défense et de sécurité nationale afin de garantir la tranquillité et la normalisation du trafic ferroviaire du CFL le plus rapidement possible.

À cet effet, il avertit que tous les actes qui conviennent, tant du point de vue disciplinaire que civil et pénal, incomberont à ceux qui ont pour objectif ultime de nuire aux intérêts de l'entreprise, de la population et de l'économie nationale.

En ce qui concerne la grève, le ministère et le conseil d'administration du CFL regrettent l'incapacité de parvenir à l'accord nécessaire pour lever la grève générale, décrétée unilatéralement le 8 janvier par les travailleurs affectés au syndicat indépendant des Chemins de fer d'Angola (SIFA).

Les grévistes observent une paralysie des services basée sur un cahier de charges comprenant l'amélioration des conditions de travail, la révision du barème salarial, la mise à jour des catégories de main-d'œuvre et l'augmentation des salaires de 80%.

L'employeur a accepté 18 des 19 points du cahier de réclamation des travailleurs. La seule exception concerne la prétention d'augmenter les salaires de 80%. La société affirme ne pas disposer des ressources nécessaires pour répondre à cette exigence.

Dans sa déclaration, le Mintrans souligne que la décision de maintenir la grève constitue une violation de la parole donnée par les représentants du syndicat et du GG-SILA qui, le 18 janvier, se sont engagés, lors d'une assemblée générale du 21 de ce mois, transmettre aux travailleurs l'accord des parties et procéder à la levée de la grève.

D'autre part, il indique que la légalité de ce syndicat doit être vérifiée par la Chambre du travail du tribunal provincial de Luanda.

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