23 Janvier 2019

Congo-Brazzaville: Développement agricole - Le gouvernement renforce les règles d'octroi de crédits

L'accès aux prêts est désormais soumis à une nouvelle règlementation. Pour cela, le contrôle budgétaire devrait inspecter le travail des gestionnaires de crédits relevant du ministère de l'Agriculture.

Le sujet est au centre d'un séminaire national qui réunit, à Brazzaville, les principaux acteurs, dont les gestionnaires de crédits des centres, programmes et projets sous tutelle du ministère de l'Agriculture, de l'élevage et de la pêche.

Au cours de cet atélier débuté lundi et qui s'achèvera le 25 janvier, les participants échangent sur des questions brûlantes comme « Les étapes d'exécution de dépenses » ; « L'application de nouveaux modèles de bon engagement, de liquidation et bordereaux d'envoi».

Dans le dispositif défini par l'arrêté ministériel 405- du 3 août 2011 relatif aux établissements publics, l'engagement et la liquidation seuls ne suffisent plus pour former un mandat. Pour un besoin de transparence, a expliqué Alima Ngoulou Kamara, directrice des affaires administratives et financières près la direction générale du contrôle budgétaire, cette procédure est menée par un administrateur de crédits et son mandataire conjointement avec le contrôle budgétaire.

« Une autre innovation concerne le mandatement qui est du ressort de l'administrateur de crédits. Ce dernier a l'obligation, selon la nouvelle réglementation, de le transmettre directement au comptable. La nouvelle chaîne de dépenses instituée par le décret 2009-230 et l'arrêté ministériel 405- du 3 août 2011 relatif aux établissements publics modifie l'exécution de la dépense de l'Etat », a-t-elle indiqué.

L'Etat est obligé de se substituer aux banques, dont nombreuses hésitent à accorder des crédits aux agriculteurs. En effet, le niveau d'accès aux crédits agricoles reste insignifiant au Congo, selon une étude menée par le Projet de développement de l'agriculture commerciale. L'enquête a pu déceler les défaillances du secteur bancaire avec une forte concentration des établissements à Brazzaville et Pointe-Noire et une méconnaissance du marché ainsi que des opportunités.

D'un côté, les établissements de microfinance ignorent les potentiels clients que sont les producteurs agricoles et les produits financiers qu'ils proposent sont souvent inadaptés au besoin des clients; de l'autre, la plupart des agriculteurs ne maîtrisent pas comment bâtir un bon projet bancable et la façon de le défendre afin d'obtenir le financement. En plus, ils ne sont pas en mesure de garantir les crédits sollicités.

Le crédit est un instrument de développement des activités agricoles et rurales tout comme la recherche et l'encadrement agricoles. Les enquêteurs espèrent ainsi doter le pays d'un support d'orientation, proposant une meilleure politique publique des microfinances en faveur du monde rural.

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