Cameroun: Marche étouffée du Sdf - La police quadrille la ville de Douala

23 Janvier 2019

Pour protester contre le retrait de l'organisation de la Coupe d'Afrique des nations 2019 au Cameroun et contraindre Paul Biya à punir les détournements de fonds publics qui est la cause principale de ce scandale, Jean Michel Nintcheu, président provincial de SDF dans le littoral a initié une série de manifestations à compter du 23 janvier 2019. Des manifestations ont été interdites par le sous préfet au motif de "menace à l'ordre public"

Très tôt ce matin du 23 janvier, jour prévu pour le début des manifestations, la police a encerclée le domicile de Jean Michel Nitcheu et l'a assigné à résidence.

Parlant toujours de la police, on les voit dans tous les carrefours et certains quartiers de la capitale économique du Cameroun. Au rond point Dakar comme à Bépanda ; à Brazzaville comme au lieu dit Salle de fêtes d'Akwa. Armes aux poings, regard dissuasif, ils font le guet non loin de leur véhicule garé à un jet de pierre. En effet, des policiers du Gmi, des Esir et de la Délégation régionale de la sûreté nationale ont quadrillé la ville de Douala.

Ce dispositif dure depuis la nuit dernière. Entre volonté de sécuriser et craintes d'une éventuelle manifestation populaire comme surabondamment annoncé sur les réseaux sociaux, les forces de défense et de sécurité ne veulent prendre aucun risque.

Malgré quelques tentatives d'affrontements entre les forces de l'ordre et les manifestants par le passage en force, les manifestants ont été étouffés. Un militant du Sdf (Social Democratic Front, Ndlr) approché à Bependa promet "nous allons organiser des manifestations jusqu'à ce que les coupables du scandale du retrait de la Coupe des Nations soient dénoncés et punis

Pour l'heure, la ville de Douala est plutôt calme et les populations vaquent à leurs occupations quotidiennes. En attendant, la ville reste quadrillée.

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