24 Janvier 2019

Congo-Brazzaville: Agro-alimentaire - Des machines de pétrissage à la rescousse des fabricantes de manioc

Des moulins installés depuis quelques années à la gare routière du lycée Thomas-Sankara, dans le 9e arrondissement de Brazzaville, Djiri, simplifient la tâche aux femmes.

Ls machines de pétrissage offrent une nouvelle technique porteuse de solution pour les femmes, afin de sortir du moule traditionnel de fabrication de manioc qui requiert beaucoup de pénibilité physique, notamment pour malaxer la pâte de manioc crue. Ces contraintes ont désormais trouvé des relais performants avec ces machines qui intensifient durablement l'augmentation de la production et le rendement du commerce qui en découle, au grand bonheur de ces femmes qui n'ont pas caché leur satisfaction. « Nous ne souhaitons plus reprendre avec cette pratique traditionnelle qui nous prenait du temps pour malaxer la pâte. Ces machines nous rendent la tâche plus simple et en moins de cinq minutes le processus de pétrissage est fini. Elles vulgarisent la fabrication du produit et, aujourd'hui, nous avons la possibilité de répondre aux besoins des consommateurs, de réaliser des gains économiques considérables », a indiqué Mari-Jeanne Atsangui, fabricante de manioc.

L'arrivée de ces machines garantit désormais une ligne de production peu coûteuse et facile d'utilisation. Fonctionnels avec de l'énergie électrique, de 7h à 17h, tous les jours, à la gare routière du lycée Thomas-Sankara, ces moulins sont pris d'assaut par des femmes qui viennent de tous les quartiers de Brazzaville. Leur dynamique accrue a fait renaître auprès d'elles le goût de l'activité à travers la ville. Pour s'en convaincre, il suffit juste de faire un tour à cette gare pour voir comment ces femmes se donnent chaque jour à cette activité. « Nous aidons, à travers ces machines, toutes ces femmes à augmenter leur production qui a connu autrefois un ralentissement, voire la fermeture de certains points de fabrication, à cause des difficultés de malaxation », a déclaré Georges Mbou, pétrisseur.

Dans ces petites entreprises artisanales, plus de douze tonnes de pâte de manioc cru sont transformées en produit commercial pour de nombreux ménages, au coût minimal de 400 FCFA le sac. Ici, ni les femmes fabricantes de manioc ni les promoteurs de ces petites unités artisanales n'ont rien à voir des critiques dès lors que l'offre proposée satisfait tout le monde, instaure entre eux un climat de confiance dont chaque partie prenante tire profit.

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