Afrique: Lèpre - Nous manquons à nos obligations envers nos enfants

communiqué de presse

Genève — - Les enfants sont parmi les plus vulnérables face à la lèpre et sont confrontés à des défis qui bouleversent leur vie en raison des handicaps physiques et de la stigmatisation associés à cette maladie négligée, affirme une experte des droits de l'homme des Nations Unies.

Bien qu'elle soit curable, la lèpre peut, lorsqu'elle n'est pas détectée et traitée à un stade précoce, causer des lésions irréversibles de la peau, des nerfs, des membres et des yeux.

En 2017, 210 671 nouveaux cas de lèpre ont été signalés à l'Organisation mondiale de la Santé, principalement en Inde, au Brésil, en Indonésie, au Bangladesh, en République démocratique du Congo, en Éthiopie, à Madagascar, au Mozambique, au Myanmar, au Népal, au Nigeria et aux Philippines.

« Les enfants touchés par la lèpre restent invisibles et de nombreux cas ne sont pas détectés. Les données disponibles sur les déficiences associées à la lèpre chez les enfants sont honteusement élevées, ce qui indique que les systèmes de santé ne parviennent pas à endiguer la lèpre et à protéger les enfants de la maladie », a déclaré dans un communiqué Alice Cruz, experte des droits de l'homme des Nations Unies spécialisée dans la maladie, à l'occasion de la Journée mondiale de la lèpre le 27 janvier.

Mme Cruz a déclaré que dans de nombreux pays, les lois archaïques sont discriminatoires à l'égard des personnes touchées par cette maladie, les considérant comme des parias. La Rapporteuse spéciale s'est félicitée de la récente décision de la Cour suprême de l'Inde de promouvoir l'inclusion sociale des personnes touchées par la lèpre. Elle exhorte les Etats à effectuer de nouvelles révisions juridiques pour mettre fin à la discrimination et réitère sa volonté de se rendre dans les pays et de leur fournir une assistance.

« Il y a plus de 50 pays dans le monde où subsistent des lois discriminatoires à l'encontre des personnes touchées par la lèpre », a-t-elle dit. « On signale également des cas de discrimination institutionnalisée à l'encontre des enfants touchés par la lèpre au niveau de l'administration étatique, en particulier dans les services éducatifs. Beaucoup d'enfants sont forcés d'abandonner l'école et sont rejetés par leurs pairs et leurs communautés ».

« C'est honteux et inacceptable que nous manquions à nos obligations envers nos enfants. Les Etats ont le devoir de protéger les enfants contre la lèpre et contre la violence structurelle qui a un impact négatif sur leur parcours de vie."

SOURCE Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme

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