26 Janvier 2019

Afrique: Bruxelles - Le festival Afropolitan mettra en vedette des artistes originaires de la RDC

La troisième édition de l'événement se déroulera du 8 au 10 février au « Bozar », le palais des beaux-arts de la capitale belge.

Avec en toile de fond le concept « Système K » pour signifier Système Kin ou Système Kinshasa, l'édition 2019 d'Afropolitan, expliquent les organisateurs, plonge dans la scène artistique kinoise et congolaise qui déjoue les frontières, surprend, inspire et irrigue la vie des deux côtés du fleuve Congo.

L'événement, qui dure trois jours, va s'articuler autour de plusieurs activités : concerts, battles, projections de films, expo, débats, performances, défilés de mode, marché de créateurs, gastronomie, workshops et programmes pour enfants.

Le public pourra notamment assister à l'avant-première du film "Zombies" (2019) de l'artiste Baloji. Ce film, fait-on savoir, « fait voyager le public entre espoir et dystopie dans une Kinshasa hallucinée, en allant des salons de coiffure traditionnels aux clubbings futuristes pour âmes seules, en passant par le défilé urbain à la gloire d'un dictateur en campagne (Papa Bollo) à la modernité occidentale à la sauce Takeshi Kitan ». »

"Presque célèbre"

Les participants au festival pourront également assister au stand-up comedy "Presque célèbre"de Cécile Djunga, comédienne, animatrice, miss Météo à la RTBF et qui est aussi la marraine de cette édition du festival. Le stand-up est fondé sur l'histoire d'Okito Kiesse Landula, obsédée par l'idée de devenir célèbre.

Pour ce faire, elle va multiplier les tentatives : chanter, vendre des bananes, narrer de grands récits historiques, devenir Miss Météo...

« Pendant 1h15, Cécile Djunga nous transporte dans ses nombreux univers déjantés, un parcours de la combattante pour devenir "presque célèbre" .

Au programme : des personnages variés, des répliques cinglantes, de la musique, de la danse et des vannes ! Un show drôle et rythmé que vous n'êtes pas prêt d'oublier », indiquent les organisateurs.

"Extranostro", lutter contre les discriminations

Bien plus, le public pourra aussi visionner la série "Extranostro"de Kis'Keya (2018). Cette dernière est une artiste militante originaire de la République démocratique du Congo (RDC) et d'Haïti, née en Belgique et qui considère l'art comme son propre langage pour prendre position dans la société et pour lutter contre les discriminations.

Aussi diversifie-t-elle ses moyens d'expression (peinture écriture, sculpture , théâtre et film) pour s'adapter aux sujets qu'elle a envie de traiter. A cette effet, elle a fondé Madjiki productions & créations.

Objectif : créer, produire, diffuser et promouvoir des œuvres audiovisuelles et scéniques ainsi que favoriser la formation et l'accès à ces médias.

Kis'Keya a mis en scène trois spectacles qui ont tourné internationalement à Bruxelles, Montréal et Ouagadougou. Elle a réalisé trois moyens-métrages de fiction, avant la série "Extranostro".

Kokoko ! Un choc créatif

Le festival prévoit également un concert du groupe Kokoko !, un collectif originaire de Kinshasa. « Kokoko! est un collectif originaire de Kinshasa, fruit d'un choc créatif entre différents artistes lors d'une fête de quartier.

Les membres du groupe utilisent des matériaux trouvés dans les rues de Kinshasa pour jouer une musique profonde, étonnante et entraînante. Leurs rythmes rapides et déformés ainsi que leur son électro un peu brouillon se transforment en bande-son chaotique idéale pour évoquer une réalité urbaine à la fois rude et propice à une créativité débordante », souligne le Bozar. Le groupe a sorti son EP Liboso (devant) début décembre. A noter que tous les billets du concert de Kokoko ! pour ce festival ont déjà été vendus.

"Wax in the city"

Par ailleurs, au cours du festival sera aussi diffusé le documentaire "Wax in the city" qui a comme personnage principal la Franco-Béninoise Flora Coquerel, Miss France 2014. Ce film, résume-t-on, raconte comment le wax est devenu « l'emblème pop » d'une nouvelle génération d'Africain(e)s et d'Afropolitain(e)s issus du métissage de l'Afrique et de l'Occident. « Ces derniers déclinent le tissu pour mieux s'adapter à leur époque. Filmé entre l'Europe et l'Afrique, "Wax in the city" nous emmène à la découverte de ce tissu à l'histoire étonnante. Le film parvient à dépasser l'unique prisme de la mode pour aller soulever des questions plus politiques comme l'appropriation culturelle et l'innovation face au respect des traditions. Il s'intéresse aussi à la dimension économique d'un secteur qui n'a jusqu'alors que peu profité aux Africains », souligne le Bozar.

Créer de nouvelles formes artistiques

La plate-forme Afropolitan de Bozar est destinée à la créativité bouillonnante des jeunes artistes afropolitains qui relient les continents, les cultures et les influences en créant des langages et formes artistiques nouveaux. En outre, note-t-on, elle présente le meilleur des créations artistiques contemporaines en lien avec l'Afrique et sa siaspora en Europe et dans le monde, afin d'ouvrir des perspectives pour une nouvelle image et des futurs narratifs de l'Afrique. L'objectif de ce festival est de mettre en avant la créativité contemporaine du continent africain et de la diaspora ; inclure les voix africaines aux discours sociétaux d'aujourd'hui et décloisonner les divisions de programmation.

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