Cameroun: Manifestations du MRC - Rene Sadi parle de rébellion et insurrection contre le pays

Les régions anglophones du Cameroun en conflit
27 Janvier 2019

Le ministre de la communication, Rene Sadi a donné une conférence de presse à la suite des « marches blanches » du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) pour dénoncer le hold-up électoral du 7 octobre 2018.

Des arrestations

Au cours de nombreuses marches organisées au Cameroun aussi bien que dans la diaspora, des affrontements ont eu lieu ça et là entre les militants du MRC et les forces de l'ordre. Et, le ministre le confesse lui-même, il y a eu des arrestations à Bafoussam, Mbouda et Yaoundé. Ils ont été placés en garde à vue au motif de perturbation à l'ordre public. Pour Emmanuel Sadi « Par l'organisation de ces manifestation, le Mrc entendait comme à l'accoutumée inciter nos compatriotes de l'intérieur du pays et de la diaspora, à braver l'ordre républicain par les mots d'ordre de rébellion et d'insurrection vis-à-vis des institutions légales et légitimes »

Marches blanches

Et pourtant, croit on savoir, la manifestation publique est l'expression de la démocratie. Et, dans un pays comme le Cameroun qui s' « est engagé résolument dans la démocratisation », on n'en dirait pas plus. Et pourtant, on a vu à Douala, au cours des manifestations, des scènes de barbarie d'une autre époque. Le MRC a initié des « marches blanches » c'est-à-dire pacifiques et non violentes. Sur le terrain de l'action, en face, la réaction des forces de maintien de l'ordre s'est elle faite suivant les règles de l'art ? Rien n'est moins sur. Toujours est-il que des affrontements ont eu lieu entre les forces de l'ordre et les manifestants.

Un ministre peu convaincant.

Sur le carreau, plusieurs militants parmi les plus en vue, Celestin Djamen, chargé de la défense des droits de l'homme et Michele Ndoki, vice présidente des femmes du parti. Tous deux ont été atteints et transportés manu militari dans des formations sanitaires. Incapables de marcher suite à la décharge reçue, Tous deux présentent de profondes blessures sur la jambe. Preuve qu'ils ont été atteints par une balle réelle, un flash balle ou autre projectile. Sur le sujet, le ministre de logistique réglementaire utilisée par les forces de maintien de l'ordre pour neutraliser les manifestants « Il s'en est suivi quelques échauffourées au cours desquelles les éléments de sécurité ont fait usage d'une logistique réglementaire » Devant les blessures béantes, profondes et incapacitantes que présentent les deux victimes, le ministre a été confus et laconique « Il convient de préciser, et ce, sur la base des faits d'une absolue véracité qu'aucun coup de feu à balles réelles n'a été tiré » Très peu convaincant.

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