29 Janvier 2019

Cameroun: La répression post-électorale monde d'un cran avec l'arrestation du leader de l'opposition Maurice Kamto

communiqué de presse

En apprenant l'arrestation arbitraire du principal leader de l'opposition camerounaise Maurice Kamto, Samira Daoud, directrice adjointe pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale à Amnesty International, a déclaré :

« L'arrestation de Maurice Kamto et de quatre de ses partisans signale un durcissement de la répression contre les leaders de l'opposition, les défenseurs des droits humains et les militants au Cameroun.

Les autorités doivent les libérer immédiatement et sans condition, tout comme les manifestants pacifiques arrêtés ce week-end uniquement parce qu'ils ont exercé leurs droits à la liberté d'expression et de réunion pacifique.

« Au lieu de prendre des mesures afin d'améliorer la situation des droits humains dans le pays, les autorités se montrent de moins en moins tolérantes vis-à-vis de la critique. Cela doit cesser.

« Elles doivent permettre aux citoyens d'exercer leurs droits fondamentaux et mettre fin à la répression qui s'abat sur les manifestants pacifiques et les voix dissidentes. »

Complément d'information

Le 28 janvier, le leader de l'opposition Maurice Kamto, président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) qui, selon la commission électorale, est arrivé second à l'élection présidentielle d'octobre 2018, a été arrêté dans la capitale Douala avec deux de ses partisans, Albert Dzongang et Christian Penda Ekoka. Ils ont été conduits dans les locaux de la police judiciaire de Yaoundé et n'ont pas été autorisés à s'entretenir avec leurs avocats.

Dans le même temps, deux autres membres du MRC ont été interpellés. Il s'agit d'Alain Fogue, trésorier du parti, et de Célestin Djamen, arrêté par la police à l'hôpital général de Douala, où il recevait des soins médicaux pour une blessure par balle qui lui a été infligée lors de la manifestation du week-end.

En effet, le week-end dernier, le MRC a appelé à organiser des rassemblements ou des « marches blanches » dans tout le pays pour dénoncer les fraudes massives qui auraient entaché le processus électoral.

Plus d'une centaine de manifestants ont été arrêtés à Douala, Yaoundé, Dschang, Bafoussam et Bafang. Une cinquantaine ont été libérés le lendemain et les autres ont été placés en détention administrative.

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