Afrique: La Côte d'Ivoire accepte le glissement de calendrier proposé par la CAF

Le président de la CAF en compagnie du chef de l'état ivoirien Alassane Ouattara

Le président de la Confédération africaine de football a été reçu en audience, ce mardi, par le Chef de l'État ivoirien, dans son Palais d'Abidjan.

La Côte d'Ivoire organisera la Coupe d'Afrique des nations (CAN 2023) et non celle de 2021 comme initialement prévu.

A la suite de la rencontre qu'il a eue, ce mardi, avec le Président de la République, Alassane Ouattara, le patron de l'instance suprême du football africain a obtenu l'accord de la Côte d'Ivoire sur le glissement décidé par la Caf.

« Je remercie le Chef de l'État d'avoir pris en compte cet aspect de la solidarité pour que nous soutenions ce glissement pour l'organisation de la Can 2021 au Cameroun, qui est aujourd'hui à 80 % de la réalisation des travaux et la Côte d'Ivoire en 2023.

Celle de 2025 revenant à la Guinée. Pour éviter de fausses interprétations, c'est la Guinée seule qui décidera si elle veut une co-organisation ou non. Mais, la Caf est favorable à une co-organisation de la CAN », a déclaré le président Ahmad, à sa sortie d'audience.

Revenant sur les circonstances qui ont amené l'institution qu'il dirige à décider de ce glissement, le président Ahmad a évoqué plusieurs raisons dont la volonté de vouloir protéger les joueurs professionnels.

« Au mois de novembre, on avait une réunion pour prendre une décision qui n'était pas facile du tout. Sur notre continent, nous avons nos particularités.

Nous avons été obligés de retirer la Can 2019 au Cameroun parce que le pays n'était pas prêt, pour diverses raisons. Il y avait des exigences par rapport à nos joueurs professionnels », a-t-il précisé.

Le dialogue et la diplomatie ont donc triomphé au cours de cette visite très attendue à Abidjan du président de la CAF.

Le troisième président de la Confédération africaine de football a tenu à traduire sa gratitude au Président de la République de Côte d'Ivoire dont il a salué l'engagement et la disponibilité à aider les dirigeants de la Confédération à une meilleure gestion du football du continent.

« J'ai toujours dit dès le début de mon mandat que je ne pourrai jamais gérer le football africain sans la contribution de nos États et surtout de nos chefs d'État.

Dans de nombreux pays africains que j'ai visités, on note qu'il y a toujours l'implication du gouvernement. C'est vrai, il y a ce que nous appelons l'autonomie des fédérations que nous réclamons à travers le statut de la Fifa, mais l'autonomie ne veut pas dire indépendance.

Il y a une autonomie de gestion, mais nous sommes dans un pays, dans lequel nous travaillons. On ne peut rien faire sans les autorités », a-t-il souligné.

Le président de la CAF a réaffirmé également l'engagement de l'institution qu'il préside à œuvrer afin que le football africain ne se retrouve plus dans cette situation par rapport à l'organisation de sa compétition la plus importante.

Il a notamment évoqué la création d'un accord-cadre entre les pays désignés pour l'organisation de la compétition et la Caf.

« Dans les six mois à venir, on doit se retrouver avec nos techniciens pour élaborer l'accord cadre et revoir aussi le planning des préparatifs de la compétition pour chaque pays », a-t-il déclaré.

Le président Ahmad, a enfin commenté la saisie du Tas par les Comores contre le Cameroun. « Ils peuvent le faire, c'est leur droit mais le football c'est sur le terrain, pas sur la table », a-t-il dit.

Aucune incidence sur la réalisation des travaux

La décision du Chef de l'État ivoirien d'accepter le glissement de la compétition a été motivée par un souci de solidarité africaine dont la Côte d'Ivoire est un modèle sur le continent.

« Le président de la République a tenu à exprimer sa solidarité à l'ensemble des sportifs africains et surtout au Cameroun pour les investissements importants qui ont été réalisés », a déclaré le ministre des Sport ivoirien Danho Paulin.

Le ministre des sports qui intervenait au nom de l'État ivoirien, a souligné que la Côte d'Ivoire est un pays de paix, d'hospitalité et de dialogue qui ne peut pas échapper à sa vocation d'être toujours aux côtés de la jeunesse africaine, qui a besoin d'un évènement aussi important que la Coupe d'Afrique des nations.

Malgré ce glissement de date, le président de la République a donné des instructions pour la poursuite de l'ensemble des travaux en cours, pour que les délais soient respectés.

« Nous allons nous y mettre avec le comité d'organisation pour que toutes les infrastructures sportives et d'hébergement soient réalisés dans les délais prévus contractuellement.

Tous les investissements qui sont programmés se feront dans les délais pour que la Côte d'Ivoire soit au rendez-vous de ce grand évènement sportif de la jeunesse africaine », a rassuré le ministre des Sports.

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