Congo-Brazzaville: Sécurité alimentaire - Dix millions de dollars au profit des communautés agricoles vulnérables

Les membres du comité technique et les différents experts du système des Nations unies ont amendé, le 30 janvier, la note conceptuelle du projet de renforcement des capacités d'adaptation aux changements climatiques des communautés vulnérables vivant dans le Bassin du fleuve Congo, suite aux commentaires du Fonds d'adaptation.

Le projet sera financé par le Fonds d'adaptation de la convention cadre des Nations unies sur le changement climatique à hauteur de dix millions de dollars pour une durée de cinq ans. Il vise à renforcer la securité alimentaire et la nutrition par le biais des mesures d'adaptation aux changements climatiques.

Ainsi, ce projet repose sur trois composantes, notamment la connaissance de renforcement des capacités techniques, la sensibilisation, les services climatiques et les moyens de subsistance résilients. Les deux premières composantes s'étendront sur l'ensemble du territoire national, tandis que la troisième ne concernera que les départements de la Bouenza, de la Sangha et de la Likouala. Cent trente-cinq villages précisément seront ciblés. Ces zones sont exposées à un risque climatique élevé et ont un statut socio-économique médiocre, ce qui dénote une vulnérabilité chronique.

En effet, des consultations ont été menées auprès des communautés agricoles dans le cadre de l'élaboration de la note conceptuelle du projet aux mois d'avril et août 2018, dans ces trois départements. « Les agriculteurs de la Bouenza nous ont expliqué la difficulté que leur pose l'imprévisibilité croissante des saisons, les risques qu'ils encourent au moment des semis. Les communautés autochtones de la Sangha et de la Likouala nous ont décrit le tarissement des cours d'eau dans lesquels ils pêchent et le décalage de la saison des chenilles. Nous pouvons donc initier, dans ces départements, des activités qui pourraient passer à l'échelle. Les conditions sont en place pour que le Congo présente un bon dossier au Fonds d'adaptation », a fait savoir Jean-Martin Bauer, représentant du Programme alimentaire mondial en République du Congo.

Les actions de ce projet contribueront à réduire la vulnérabilité climatique et à renforcer les capacités d'adaptation des communautés locales et de la population autochtone rurale, vulnérables aux écosystèmes dont elles dépendent en vue de favoriser la sécurité alimentaire, la nutrition et de lutter contre la pauvreté.

Le coordonnateur du système des Nations unies au Congo, Anthony Ohemeng -Boamah, s'est réjoui de cette initiative. « C'est le moment opportun de revoir les modes d'organisation des populations, la localisation de leurs activités ou les techniques qu'elles emploient dans leurs mécanismes de survie », a-t-il indiqué.

Pour sa part, la ministre du Tourisme et de l'environnement, Arlette Soudan-Nonault, a exhorté les membres du comité technique et les experts invités à cet atelier à travailler dans le sens d'amélioration du document soumis à leur validation.

Une fois cette note conceptuelle validée, elle sera examinée par le Conseil d'administration du Fonds d'adaptation en mars prochain.

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