Cameroun: Municipales 2019 - l'Appec à la conquête de la commune d'arrondissement de Yaoundé 5

1 Février 2019

Le parti politique « Alliance plus pour l'Emergence du Cameroun (Appec) », bombe le torse et n'a d'yeux que pour cette municipalité.

Il l'a fait savoir le vendredi 31 janvier 2019 au quartier Mvog-ada à Yaoundé au cours d'un meeting-conférence de presse. Ils étaient environ 50 délégués venus de Douala, joints à ceux de Yaoundé, présents à la clôture de 2 jours d'activités de rentrée politique du parti.

« Nous conduirons une liste de conseillers municipaux pour le compte de la commune de Yaoundé 5. C'est la résolution majeure de notre meeting », Jean Paul Ngoumou, secrétaire général du parti, a décliné sa stratégie de déploiement pour les futures échéances électorales.

Un mandat qui selon le SG, sera focus sur l' « humilité », intégrant toutes les maximes y immanentes. Pour le parti, il faut d'ores et déjà respecter les institutions de la Républiques et des personnes qui les incarnent.

« Les élections présidentielles sont passées. Paul Biya est le Président de la République », a-t-il rappelé pour s'inscrire contre les manifestations sur le territoire national, relatives aux épisodes postélectoraux d'octobre 2018.

L'homme qui a passé toute ou partie de sa vie en France, se demande et ce pour le déplorer, comment « des individus ont pu accéder à l'intérieur de l'Ambassade du Cameroun en France avec tout ce qu'il y a comme dispositif de sécurité », toujours pour stigmatiser ces actes de vandalisme qu'il juge d'éminemment graves.

Créé pour le Rdpc ?

Le meeting du 31 janvier 2019 s'est déroulé dans le calme. Les autorités de l'unité administrative du ressort, ne sont pas venues l'encadrer. Le Sous-préfet des céans a répondu favorablement à la demande d'autorisation de manifestation publique.

« Nous ne nous inscrivons pas dans la logique de parti de l'opposition qui à mon sens, est une terminologie péjorative. Je ne suis ni de gauche, ni de droite.

Notre parti recherche ce qu'il y a de mieux pour nos concitoyens », l'ancien conseiller municipal Rdpc, cuvée 2007, démissionnaire en 2009, dit avoir bien diagnostiqué le microcosme politique camerounais.

« Nous ne fonctionnons pas sous la forme d'idéologie », a-t-il ajouté. Et de conclure, « nous sommes tous des camerounais. S'opposer veut dire être contre le Cameroun.

Les exactions perpétrées dans le Nord-ouest, le Sud-ouest et dans l'Extrême-nord, s'opposent au Cameroun.

Ceux qui marchent pour n'importe quelle raison, ne sont pas camerounais plus que nous ». Jean Paul Ngoumou se targue d'être le chairman d'un parti légal et légaliste.

Pour l'assaut des potentiels électeurs, l'Appec maitrise son fichier. La plus value sera d'enrôler d'autres électeurs. « Nous implémentons le porte-à-porte pour les inscriptions sur les listes électorales.

Nous avons inscrit en peu de temps, plus de 500 citoyens», a déclaré un cadre du parti. « Sauf changement de calendrier, les élections locales et législatives devront se déroulées en octobre 2019. En ce qui nous concerne, nous seront prêts », a-t-il projeté.

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