2 Février 2019

Tunisie: La sage révoltée

Avec une identité unique, inclassable comme elle le revendique, sa musique se veut expérimentale et dans les sonorités et dans les thématiques, tout en s'abreuvant d'un vécu personnel. Deena fait partie de cette génération de révoltés contre les systèmes politiques opprimants, contre les diktats de la religion et du patriarcat mais aussi contre tout conformisme inhibiteur. Ses compositions à l'esthétique dépouillée sont sombres, trans et a-frontières.

Transcendant les classifications, son identité musicale est multiple, se nourrissant de superpositions culturelles. Refusant les étiquettes, Deena est surtout une artiste du monde. C'est au sein d'un groupe de jazz que sa voix a commencé à trouver écho. En 2015, elle s'installe à Toulouse et rejoint le collectif Arabstazy, une plateforme artistique multidisciplinaire établie à Tunis, Paris et Berlin, fondé par le Tunisien Amine Metani qui est, également, fondateur du label Shouka. Après un premier EP «Klabb» en 2017, elle sort, en novembre 2018, son premier album «Khonnar» sous le label français de musique électronique InFiné.

Un album révolté et engagé qui questionne, comme son nom l'indique, le khonnar (ce qui se tait et se cache) dans notre société, les injustices sociales et économiques tues. Des textes (en arabe ou en dialecte tunisien) qu'elle signe (ou cosigne) et chante de sa voix libre dans des sonorités électroniques aux allures futuristes, enragées et sombres. Avec Deena on ne risque pas de danser bête. Bon vent!

Tunisie

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