4 Février 2019

Congo-Brazzaville: Nuit des idées - La troisième édition tenue au pays

Initiée par l'Institut français du Congo (IFC), la rencontre internationale a réuni, le 31 janvier dans la capitale congolaise, les diplomates, intellectuels, chercheurs, universitaires et artistes autour du thème « Face au présent : présences africaines à Brazzaville». Des conférences, tables rondes, lecture et performance ont été au rendez-vous.

La cérémonie de la nuit des idées a débuté en matinée à l'IFC par la visite guidée du public de l'installation de Rita Mukebo, originaire de la République démocratique du Congo (RDC), autour de la thématique du foufou.

Déroulant la troisième édition de l'événement, Brice Isnove Owabira, directeur des archives nationales, et Jean Omer Ntady, conseiller au patrimoine et aux archives au ministère de la Culture et des arts, ont tour à tour détaillé l'apport historique socio-culturel des migrants africains à Brazzaville qui se justifient notamment à travers le patrimoine infrastructurel, les sculptures publiques, les noms d'avenues et ruelles, les sites touristiques, etc.

Le public s'est baigné dans un océan de tables rondes les après-midis autour de différents thèmes, précisément « Les anciennes familles de Brazzaville », « Les Afriques aujourd'hui à Brazzaville, avec des artistes, chefs d'entreprise et diverses personnalités », « Nouvelle sociologie des Brazzavilles noires : permanences, changements, avenir », « Le français est-il devenu une langue africaine ? », animées essentiellement par les diplomates sénégalais, malien et Congolais de Kinshsasa, résidant au Congo, ainsi que par un panel d'artistes, d'entrepreneurs et de professeurs en médecine et littérature des deux Congo, de France, du Liban, du Portugal, du Sénégal, de Guinée Conakry, du Rwanda et du Cameroun. Ces derniers ont partagé leurs expériences professionnelles et martelés sur la richesse et la beauté culturelle du Congo devenu également leur patrie.

Au cours de ces tables rondes, les ambassadeurs ont évoqué la valeur du multiculturalisme comme l'un des piliers de développement des continents. « Aucune nation aujourd'hui ne pourrait vivre en autarcie », ont-ils estimé.

Outre ces échanges, il y a eu une lecture des extraits de "Soundjata ou l'épopée mandingue" par Fifi Tamsir Niane Cochery. Des extraits qui racontent l'histoire de l'ancêtre du grand manding qui, par ses exploits, surpassa l'histoire du fils du buffle, du fils du lion : Soundjata, « l'homme aux noms multiples contre qui les sortilèges n'ont rien pu ».

Pour sa part, Nadia Yala Kisukidi a animé une conférence philosophique sur le thème « Du retour en Afrique : passé, présent, futur », au cours de laquelle elle a soulevé la problématique des personnes métisses, confrontées à une double absence à cause de leur double culture. « Quoi que vous fassiez, où que vous soyez, on vous demandera toujours de prouver votre identité », a-t-elle expliqué.

Selon elle, cette double culture entraîne un double rejet. Pourtant doublement rejetée, la diaspora serait en réalité doublement présente. « À cet effet, la diaspora se définit donc comme un sixième continent », a-t-elle déclaré.

Et enfin, la performance scénique de Rita Mukebo a clôturé cet événement.

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