Afrique du Sud: Début de la conférence annuelle des investissements miniers en Afrique du Sud

Mine d'or de Bulyamhulu (archive)
4 Février 2019

Il sera encore question du prix des matières premières alors que les organisations de défense des droits de l'homme appellent à l'adoption de normes respectant les droits humains dans les mines.

En Afrique du Sud, les conférenciers vont se pencher à nouveau sur les cours des matières premières alors que les ONG appellent à revoir les droits des mineurs.

Elles soulignent entre autres : l'incapacité des autorités gouvernementales à réglementer l'exploitation minière artisanale et à assurer le respect des droits de l'homme dans les mines.

C'est le cas par exemple dans les mines à ciel ouvert de Kipushi, dans le sud-est de la RDC où il est même impossible aux mineurs de parler à visage découvert.

"Ici, c'est la souffrance. On ne gagne presque rien. Nous creusons presque tous les jours et nous travaillons ici dans cette carrière avec nos femmes et nos enfants. Nous sommes exposés aux maladies parce que nous n'avons pas d'équipements de protection appropriés. Mais si nous ne le faisons pas, nous mourrons de faim. On ne sait même pas cultiver faute de semences et d'intrants".

En Allemagne, un réseau dénommé, INKOTA, présent à Berlin et spécialisé dans la politique de développement, appelle les entreprises allemandes et le gouvernement à tenir compte de certains critères dans la conclusion des marchés à l'étranger.

"Tant qu'il n'y aura pas d'amende pour les entreprises ou quelque chose d'équivalent, on n'ira pas loin dans cette affaire. L'année dernière, les Nations unies ont critiqué l'Allemagne et lui ont demandé d'inscrire dans ses lois des dispositions qui obligent les entreprises à tenir compte des droits de l'homme dans leurs affaires à l'étranger et surveiller leur respect. Ce qui veut dire que jusqu'à présent, nous sommes les seuls en tant que société civile à l'exiger et les industries s'y opposent toujours", explique Beate Schurath, responsable de l'équité en matière de politiques liées aux ressources naturelles du réseau INKOTA.

En 2014, le Fonds des Nations unies pour l'enfance a dénombré plus de 40. 000 enfants travaillant dans les mines dans le sud de RDC, dans des conditions inhumaines.

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