Burkina Faso: Communiqué de l'état-major général des Armées (EMGA) - 146 terroristes neutralisés

Dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4 février 2019, une attaque terroriste à Kain (province du Yatenga, région du Nord) a fait quatorze (14) victimes civiles au sein de la population.

En réaction à cette attaque, les Forces de défense et de sécurité (FDS) nationales ont immédiatement engagé des opérations dans les départements de Kain (province du Yatenga, région du Nord), de Banh (province du Loroum, région du Nord) et de Bomboro (province de la Kossi, région de la Boucle du Mouhoun).

Cette riposte des Forces de défense et de sécurité s'est traduite par une opération terrestre et aérienne qui a permis de neutraliser cent quarante-six (146) terroristes dans les trois départements.

Le bilan pour les Forces de défense et de sécurité fait état de blessés légers, et aucune perte en vie humaine n'est à déplorer. Les opérations de sécurisation desdits départements se poursuivent.

Le chef d'état-major général des Armées tient à rassurer les populations de la détermination des Forces de défense et de sécurité à sécuriser le territoire national et à assurer la protection des personnes et des biens.

Il invite les populations à collaborer avec les FDS afin d'assurer un retour définitif de la sécurité sur l'ensemble du territoire national.

Colonel-major Lamoussa Fofana

Directeur de la Communication et des Relations publiques des Armées

Officier de l'ordre de l'Etalon

Attaque terroriste au Yatenga

Une quinzaine de personnes tuées à Kain-Ouro

Le village de Kain-Ouro, dans la commune de Kain à 60 km de Ouahigouya, capitale de la région du Nord, faisant frontière avec le Mali a été envahi le matin du lundi 04 février par des individus armés. Le bilan de cette agression faisait état hier d'une quinzaine de personnes tuées et de nombreux blessés.

Kain au Yatenga a vécu une matinée agitée le 4 février 2019. Des individus armés ont fait irruption dans ledit village et tiré sur tout ce qui bougeait. Le bilan de cette campagne de tuerie fait état, au moment où nous écrivions ces lignes, de 15 personnes qui ont perdu la vie. Selon nos sources, les malfaiteurs auraient fait un tour dans ce village tôt le matin avant de revenir s'adonner à la tuerie. Le chef du village, susurre-t-on, aurait réussi à prendre ses jambes à son cou.

Selon plusieurs sources, les forces de défense et de sécurité ont empêché le retour tranquille des assaillants par une riposte vigoureuse. Beaucoup d'entre eux auraient été fauchés par les balles de nos vaillants soldats. L'unité d'intervention installée à Banh, dans la province du Lorum, aurait cueilli à froid certains malfaiteurs en débandade. Pour le moment, difficile d'établir un bilan exact des dégâts humains et matériels de ce massacre à Kain-Ouro. Les habitants de la zone, toujours dans la psychose, refusent de s'étaler sur le sujet.

Outre les personnes décédées, on compte de nombreux blessés. Des ambulances ont multiplié les allers-retours pour convoyer de Kain-Ouro au CHR de Ouahigouya les blessés de cette attaque.

Nos sources indiquent que cette attaque relève d'un règlement de comptes entre des communautés qui se disputent des terres depuis belle lurette plutôt que d'une attaque terroriste. Les années précédentes, des agressions liées à des conflits communautaires ont fait plusieurs déplacés dans la zone.

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