Tchad: Raids contre l'UFR - L'armée française tire un premier bilan

L'état-major de l'armée française a donné des précisions jeudi matin 7 février sur ses frappes au nord-est du Tchad. En tout, une vingtaine de bombardements ont eu lieu dimanche, mardi et mercredi avec comme objectif d'arrêter la progression d'une colonne de véhicules armés. En tout, sept avions Mirage ont été mobilisés : cinq venants de Ndjamena et deux de Niamey, au Niger.

Les forces françaises tentent désormais de déterminer si elles ont atteint leur objectif : stopper la progression du groupe armé. Et le colonel Patrick Steiger, porte-parole de l'état-major des armées françaises, ne dit pas s'il y aura d'autres frappes dans les heures ou les jours qui viennent : « L'appréciation de situation est encore en cours. A l'heure actuelle, il reste à préciser quelles sont leurs intentions et quel est leur état exact. Tout le reste ne serait que spéculation. Je vous rappelle que c'est bien une demande qui a été faite par les autorités tchadiennes auprès de la France, et que les autorités tchadiennes conservent également la capacité de répondre à cette menace. Ce n'est pas une affaire française. »

Quant au cadre de l'intervention, le colonel Steiger précise qu'il ne s'agit ici ni de l'opération antiterroriste Barkhane ni d'agir selon les termes d'un accord bilatéral entre la France et le Tchad, mais bien de répondre à une demande d'assistance des autorités tchadiennes : « Un accord de défense ou un accord technique ou un accord intergouvernemental, c'est lié à quelque chose de spécifique. Cela ne veut pas dire qu'on ne puisse pas faire autre chose du moment que le cadre légal, en l'occurrence cette demande formelle du Tchad à la France, est établi. Je voudrais préciser que ceci n'est pas dans le cadre de l'opération Barkhane. Le fait qu'on utilise les moyens stationnés à Ndjamena pour des raisons de proximité, réactivité, disponibilité, j'ose croire que tout le monde comprend la logique qui est derrière. C'est bien différent de Barkhane. »

Les explications restent sur l'aspect opérationnel. Sur le volet diplomatique, pour l'instant, il n'y a pas de réaction du quai d'Orsay côté français.

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