8 Février 2019

Congo-Kinshasa: Vade-mecum

analyse

Alors que plusieurs personnes et organisations ont salué l'élection de Félix Tshisekedi ayant consacré la première alternance pacifique et démocratique en RD. Congo, les contestations, dûment de la coalition Lamuka, pour la "vérité des urnes" ne cessent tout de même de s'accroître.

Car, les caciques de cette famille politique ayant soutenu la candidature de Martin Fayulu, ne veulent, aucunement, s'affirmer vaincus. Puisqu'elle ne tient point à abdiquer, cette coalition, après avoir lancé un appel à la résistance pacifique à tous ses affidés, a, par le truchement de Martin Fayulu, saisi la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples, dans un recours reprenant, vraisemblablement à son en-tête : "réclamation pour la vérité des urnes".

D'ores et déjà, ce candidat malheureux s'obstine en même temps contre la démarche de la Communauté internationale qu'elle considère de deux poids deux mesures. En effet, Fayulu Madidi, a, illico presto, répondu, le jeudi 7 février, à la déclaration du Secrétaire Général des Nations Unies appelant le nouveau Président Tshisekedi à unifier le pays par la formation d'un Gouvernement inclusif.

Pour lui, l'ONU devra revenir à la raison, en favorisant sa confirmation comme Chef de l'Etat telle qu'elle s'évertue de faire au Venezuela où la tenue de nouvelles élections se trame peu à peu. Est-ce que cette démarche pro-vérité des urnes aboutira-t-elle ? Fayulu et Lamuka devront-ils accepter d'intégrer le Gouvernement ou se radicaliser comme une nouvelle force de l'Opposition ?

Affaire en litispendance. Mais, dans l'entretemps, Félix Tshisekedi que Lamuka conteste se confirme au fur et à mesure que le temps avance et gagne de plus en plus en image et en confiance.

D'ailleurs, au-delà du fait d'avoir pris quelques décisions salvatrices à l'intérieur du pays notamment, la suspension du DG de Transco, l'actuel Chef de l'Etat raffermit de contrat de coopération avec ses homologues africains.

Dans sa première croisade politique et diplomatique en Angola, au Kenya et Congo-Brazzaville, ces échanges se sont soldés par des assurances d'une bonne collaboration avec ces trois Etats.

En revanche, une autre étape-test qui attend Tshisekedi Tshilombo interviendra ce samedi 9 février à Addis-Abeba, en Ethiopie. Là-bas, il aura à prononcer son premier discours pour sa première participation au sommet de l'Union Africaine sous l'étiquette de Président de la République.

S'il est aujourd'hui vrai que le numéro Un de la RD. Congo a adopté une politique d'ouverture en interne dans la mesure où il a eu à tendre sa main à ses détracteurs, son modus agendi avec le monde externe sera, bel et bien, épluché lors de cette imminente allocution.

Surtout que son prédécesseur avait placé une sorte de mur d'avec les occidentaux et la plupart des Etats membres de l'Union Africaine en prônant une politique plus nationaliste et plus souverainiste.

De ce fait, Félix Tshisekedi demeurera dans l'optique de celui qu'il a remplacé ou adoptera-t-il un chemin plus libéral ? L'on en saura davantage. Cependant, et Lamuka et Tshisekedi se retrouvent au sein d'une immense forêt à la quête de la confirmation.

Pour y arriver, la révision des points inscrits dans leurs vade-mecum s'avère cruciale. C'est-à-dire le combat pour la vérité des urnes, pour l'un et les relations avec l'extérieur, pour l'autre.

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