8 Février 2019

Madagascar: Evacuation d'Ampamarinana - Des chefs de familles capricieux boudent le village Voara

Un seul sur les 32 chefs de familles évacuées au village Voara Andohatapenaka a accepté de rester sur les lieux. Les autres ont rebroussé chemin.

La première vague d'évacuation opérée hier ne s'est pas vraiment bien passée. Une fois arrivés sur les lieux, les chefs de familles qui devraient être des éclaireurs avant l'évacuation de leurs familles ont décidé de quitter le village Voara. Selon eux, « les box ne conviennent pas à leur confort et à leurs biens« .

Un père de famille de déplorer la précarité des lieux en qualifiant les responsables des Organismes Mixtes de Conception (OMC) élargi de « menteurs« .

Avant de déplorer « une discrimination dans le traitement des victimes. Pourquoi les autres ont bénéficié de maisons complètes à Ambohidratrimo et nous cet endroit qui ne fait qu'environ 3m2 ?

« . Un reproche qui a été partagé par quelques chefs de familles sur les lieux qui n'ont pas manqué l'occasion de faire savoir leur déception.

Les réactions à Andohatapenaka dans la soirée d'hier ont toutefois fait entrevoir une « incompréhension » de la notion d'urgence chez certains évacués. Habitués à un certain confort, les concernés étaient comme « quelque peu dans le déni de leur situation ».

Des réactions également issues des chefs de familles qui ont les moyens d'offrir d'autres endroits que les sites de secours à leur foyer.

De son côté, le Préfet de Police d'Antananarivo le gal Angelo Ravelonarivo de tempérer en expliquant que « la situation d'urgence actuelle ne permet pas d'offrir un grand confort aux évacués.

L'Etat a dépêché des moyens humains, techniques et financiers pour leur offrir des endroits où vivre jusqu'à ce que leur situation soit complètement stabilisée

«Le Préfet de Police d'Antananarivo de renchérir que « d'autres personnes déplacées dans l'enceinte de l'INFP Mahamasina attendent encore de bénéficier d'un endroit où se loger. Les évacuations vont continuer pour les personnes en question« .

Inconfortable. La situation actuelle est loin d'être facile aussi bien pour les autorités étatiques que pour les victimes. Ces dernières ayant perdu membres de famille et biens sont compréhensibles dans leur refus et réticence à quitter, abandonner leurs maisons.

La situation est toutefois claire, les rochers des collines de Manjakamiadana, d'Ambohipotsy et d'Ampamarinana se fragilisent avec le temps (il ne faut pas être un expert en géologie pour le constater).

Les conditions météorologiques actuelles ne sont que des catalyseurs si l'on se réfère aux explications d'un technicien du Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes.

La saison des pluies ne devant pas prendre fin que dans trois mois (pleins), les menaces sont omniprésentes pour les habitants des quartiers en contrebas des collines.

Une population dont une partie a investi des fortunes pour construire des maisons qui finalement devraient être démolies et abandonnées.

Les pertes n'étant pas faciles à digérer pour les familles évacuées, l'Etat devrait faire plus qu'un geste pour les aider à remonter la pente.

La dotation de terrains a déjà été annoncée. Outre ce geste, l'Etat pourrait-il prendre en compte les facteurs comme les investissements des foyers propriétaires dans son initiative de dédommagement ?

Madagascar

Législatives - Pré-campagne dans l'anarchie totale

La CENI sanctionne ses agents qui font fi du principe de neutralité dans l'exercice de leurs fonctions. Certains… Plus »

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Copyright © 2019 Midi Madagasikara. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.