10 Février 2019

Congo-Kinshasa: Belle empreinte !

Le premier speech du Président congolais, Félix Antoine Tshisekedi, hier, devant les Chefs d'Etat et de Gouvernement Africains, en Ethiopie, à Addis-Abeba, à la 32ème session de la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'Union Africaine, se veut un départ décisif pour la RD. Congo qui a pris, apparemment, un nouvel élan, depuis les élections de décembre 2018.

Tshisekedi fils, loin de s'inscrire dans l'optique de l'autarcie, s'ouvre à la coopération internationale. Mais... Attention ! Un peu comme son prédécesseur, il insiste, en effet, sur le caractère gagnant-gagnant des rapports de cette coopération vis-à-vis de l'Etat dont il est le Garant des institutions. En présence d'Antonio Guterres, Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, décidément, l'ancien opposant congolais n'a pas manqué des mots justes pour rassurer que durant son mandat à la tête du Congo-Kinshasa, la patrie de Lumumba devra retrouver sa place d'un Etat de Droit.

L'on notera également qu'il a été élu deuxième Vice-président de l'Union Africaine, après le Président Sud africain, Cyril Ramaphosa, pour seconder l'Egyptien Abdel Fattah, Président en exercice de cette première organisation internationale du continent noir. Le débat de la vérité des urnes n'a plus, apparemment, sa raison d'être dans l'opinion internationale et même nationale. Cependant, tout en demeurant dans l'esprit du thème de ce 32ème Sommet, à savoir « Année des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées : vers des solutions durables aux déplacements forcés en Afrique », l'occasion était grande pour FATSHI de souligner à quel point son pays partage ses frontières avec neuf pays voisins, ayant connu qui, des crises politiques, communautaires ou humanitaires ; qui d'autres encore, des guerres civiles, des insurrections et des attaques armées, voire des épidémies ou des catastrophes naturelles, ayant entrainé des vagues de déplacés forcés et de réfugiés de façon récurrente.

Tenant mordicus à son credo consistant à restaurer, contre vents et marrée, un Etat de droit où l'impunité et l'anomie n'ont pas de place, il promet, sans atermoiement, quant à ce, de respecter différents instruments juridiques internationaux qui réglementent la matière afférente aux problèmes préoccupants notamment, des réfugiés. Evidemment, le sermon du nouveau Garant des institutions congolaises aura été grandiloquent devant les autres dirigeants africains. De retour au pays, après sa tournée à Luanda en Angola, puis à Nairobi au Kenya avant d'atterrir à Brazzaville au Congo d'en face et, enfin, à Addis-Abeba, en Ethiopie, sans nul doute, il revient pour amorcer le départ décisif du nouveau Congo en pleine crise économique, en résolvant non seulement la grogne sociale qui revêt de plus en plus une peau dure, mais aussi en mettant en place un nouveau Gouvernement, du reste, attendu avec impatience.

Congo-Kinshasa

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