Afrique: Le continent face à ses nombreux défis à Addis-Abeba

8 Février 2019

Le Sommet de l'Union africaine s'ouvre à Addis-Abeba en Ethiopie sur fonds de crises post-électorales, de conflits intercommunautaires ou encore de recrudescence des attaques terroristes sur le continent.

Les chefs d'Etats et de gouvernement vont s'efforcer de prendre des résolutions à l'issue de ce sommet qui verra le président rwandais Paul Kagamé passer la main à son homologue égyptien, Abdelfattah Al Sissi.

La situation sécuritaire sur le continent sera en bonne place dans l'agenda des chefs d'Etats à l'occasion de la 32e session ordinaire de l'Union africaine.

Dans le bassin du lac Tchad et dans la corne de l'Afrique, les groupes islamistes Boko Haram et Al Shebab poursuivent leurs activités terroristes.

La question sécuritaire dans le Sahel

Mais le Sahel où ont lieu des attaques djihadistes quasi quotidiennes demeure de l'avis de l'écrivain et journaliste Seiddick Abba, une urgence absolue.

"Le plaidoyer en faveur du financement du G5 Sahel et la possibilité qu'à partir de là, on puisse avoir plus de voix pour convaincre les Nations unies de faire passer le G5 Sahel sous le Chapitre 7. Ce que les Américains refusent jusqu'ici. Les Nations unies elles même n'y étant pas opposées".

Actions en cas de menace contre la paix, qui assurerait à la force militaire du G5 Sahel un financement pérenne, ndlr.

"Mais comme nous le savons, lors du débat, les Américains ont fait preuve de leur ferme opposition à ce projet-là. Donc le sommet pourrait poursuivre cette action de plaidoyer pour qu'au moins on puisse mobiliser d'avantage de personnes", estime Seiddick Abba.

Des élections contestées en RDC au menu

Autre sujet délicat à l'agenda du sommet de l'Union africaine : la République démocratique du Congo et l'élection de Félix Tshisekedi à la tête du pays après un scrutin dont les résultats sont toujours contestés par l'autre opposant, Martin Fayulu.

Le professeur Issa Ndiaye, universitaire, n'attend pas grand-chose sur ce point de la part de l'Union africaine.

"Il y a eu des tentatives du président rwandais, Paul Kagamé qui assurait encore la présidence de l'Union africaine et qui a pris position sur la question en RDC. Vous connaissez la suite, l'Union africaine n'a pas suivi Kagamé dans cette prise de position. Je crois que là aussi, comme d'habitude, nous allons assister à un consensus mou sur la question et peut être des résolutions assez vagues seront adoptées pour ne pas fâcher ceux qui ont le pouvoir aujourd'hui en RDC", selon le professeur Issa Ndiaye.

Lors du sommet des chefs d'Etats et de gouvernement du continent, les questions portant notamment sur la zone de libre-échange continentale, la ZLEC, ou encore le financement par l'Union africaine de ses propres activités, seront également au menu des discussions.

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