Afrique: 'Concurrence déloyale des principales compagnies aériennes mondiales'

11 Février 2019

L'Union africaine s'est engagée dans une stratégie d'intégration avec une Zone de libre échange et un projet d'Open Sky.

Le marché unique du transport aérien africain (MUTAA), initié en juillet 2018, concerne une vaste zone qui va de l'Algérie à Madagascar.

Une grosse partie du trafic aérien est actuellement assuré par des compagnies étrangères.

L'idée de l'UA est donc de reprendre le contrôle de cet espace. Ce qui suppose le développement des transporteurs existants et l'arrivée de nouveaux acteurs.

Les performances réalisées par Ethiopian Airlines, Asky, Air Côte d'Ivoire ou Egypt Air montrent qu'il existe une marge de croissance considérable.

Faure Gnassingbé a reçu mandat de l'UA de rendre opérationnel ce projet.

Lundi à Addis Abeba, à l'occasion du 32e sommet de l'organisation, le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, a présenté au nom du chef de l'Etat, le rapport d'étape.

'Je me suis employé  à placer l'Agenda de Yamoussoukro, qui est relatif à la résolution des problèmes du secteur du transport aérien en Afrique, au cœur de mes activités en vue de permettre à notre continent de faire face à la concurrence déloyale des principales compagnies aériennes mondiales; la part des compagnies africaines ne représentant que 3% environ du marché mondial.

L'objectif poursuivi consiste notamment, à permettre à nos compagnies africaines d'avoir une place prépondérante sur le marché africain, de réduire les coûts et les obstacles réglementaires à l'interconnexion de nos villes', a indiqué le président togolais.

Robert Dussey

Depuis juillet dernier, Faure Gnassingbé a largement consulté et pris l'avis de nombreux experts. Il milite pour que l'ensemble des 55 Etats membres adhèrent au MUTAA ; ils sont 28* à ce jour. Autre priorité, harmoniser les accords sur les services aériens entre les différents pays et mobiliser des ressources.

L'idée de libéraliser le transport aérien en Afrique est née en 1988 au moment de l'adoption de la Déclaration de Yamoussoukro, suivie dix ans plus tard par la Décision de Yamoussoukro (1999) et son approbation lors du sommet de l'OUA en juillet 2000 à Lomé.

* Bénin, Burkina Faso, Botswana, Cabo Verde, Cameroun, République centrafricaine, République du Congo, Côte d'Ivoire, Tchad, Égypte, Ethiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Kenya, Lesotho, Libéria, Mali, Mozambique, Niger, Nigéria, Rwanda, Sierra Leone, Afrique du Sud, Eswatini (ex-Swaziland), Togo et Zimbabwe.

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