Tunisie: Amour et haine ?

11 Février 2019

Bien entendu, nous parlons des vrais supporters qui viennent au stade pour se défouler certes, mais dans l'ordre et on observant le minimum de respect envers l'adversaire, les dirigeants, les arbitres et... l'infrastructure qui les accueille.

Ce n'est malheureusement pas le cas et, le plus souvent, pour un rien cela tourne au vinaigre. Tout subit dès lors le courroux souvent injustifié. Les chaises volent en éclats, les bouteilles voltigent à la recherche d'une tête ou d'une cible proche pour enflammer davantage l'ambiance.

Il va sans dire que, dans la majorité des cas, ce ne sont pas les vrais supporters qui sont à l'origine de ces manifestations de colère, mais des provocateurs et même des casseurs qui y trouvent une occasion de tout mettre sens dessus dessous. Les raisons sont multiples, mais dans tous les cas de figure elles sont inacceptables.

Cela tient du rêve de voir une famille se déplacer au stade. On n'ose plus se faire accompagner par son épouse ou par ses enfants. Les risques sont énormes et aucun père de famille n'osera jamais le faire par les temps qui courent.

Ce cocktail gagnant, pour les grands clubs, est pourtant nécessaire. Tous les clubs en ont besoin et c'est pour cette raison que l'on doit absolument s'efforcer d'organiser l'encadrement de cette foule constituée de personnes parfois unies et qui savent se révolter les uns contre les autres.

Les clubs populaires sont presque toujours autant aimés que détestés. Loin d'être un handicap, une étude effectuée sur les cinq grands championnats européens a révélé que cette relation amour-haine avec les amateurs de football est le secret même de leur puissante notoriété.

Cela n'a rien d'exceptionnel et nos clubs sont aussi dans le besoin de se faire aider de la voix mais aussi par un nécessaire apport financier pour pouvoir tenir le coup et soutenir la cadence d'une compétition qui, parfois hachée, est à l'origine de bien des dépenses inutiles.

Nous n'avons pas soulevé les raisons des problèmes qui sont à l'origine des incidents qui, chaque semaine, secouent les gradins, alertent les familles et font des stades des endroits infréquentables. Les fédérations les connaissent certainement, mais ne font rien pour remédier à cet état de fait. Les clubs sont les premiers perdants.

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