Algérie: 2018/Ressources en eau - Des charges de plus de 400 milliards DA pour lancer des appels d'offre

Alger — Le coût du programme du plan de charges pour le lancement de différents appels d'offre nationaux, attribués aux bureaux d'études et laboratoires algériens, a atteint en 2018 dans le secteur des Ressources en eau, plus de 400 milliards de dinars, et ce pour valoriser et développer les énergies nationales, a affirmé lundi à Alger le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib.

S'exprimant lors d'un point de presse organisé à l'issue de l'ouverture du 15è Salon international des équipements, des technologies et des services de l'eau, en présence de membres du gouvernement, M. Necib a indiqué que l'attribution de ces appels d'offre relatifs à la modernisation du secteur des Ressources en eau aux bureaux d'études et laboratoires algériens avait pour objectif de valoriser les capacités nationales et d'encourager le produit national.

L'année 2018 a connu un seul appel d'offre "international" relatif au raccordement du système de Beni Haroune (aqueduc) au système des Hauts-plateaux qui a nécessité le recours à une technologie très avancée que ne maitrisent pas les capacités nationales, a-t-il ajouté.

Il a fait savoir également que de grands projets structurants (Hauts-plateaux) avaient été attribués aux bureaux et laboratoires algériens en vue d'encourager les capacités algériennes et leur offrir une expérience leur permettant de participer aux appels d'offre internationaux.

En ce qui concerne la vase qui se forme au fond des barrages, le ministre a indiqué que son taux avait atteint 11% et ne touchait pas tous les barrages, révélant que l'année 2018 avait connu le lancement des appels d'offre "nationaux" pour le dévasement de 10 barrages, l'objectif étant de draguer plus de 45 millions de mètres cubes de vase à travers cette opération.

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S'agissant des investissements en Ressources en eau, M. Necib a rappelé que leur valeur avait atteint, depuis 2000, environ 55 milliards de dollars, grâce à la mise au point d'une stratégie nationale en la matière à l'effet de diversifier les sources en eau.

Depuis l'année 2000, poursuit le ministre, il a été procédé à la réalisation de 36 grands barrages, d'aqueducs dans plusieurs régions, à l'instar d'Ain Salah, de Tamanrasset et de Béni Haroun, d'autres aqueducs longs de 4.000 km, 150 stations d'épuration, 11 stations de dessalement de l'eau de mer, le renouvellement des réseaux d'épuration des eaux potables ainsi que des dizaines de milliers d'autres dispositifs.

Abordant la 15éme édition du Salon international des Equipements, des Technologies, des Services de l'Eau et de l'Environnement ( SIEE Pollutec 2019), qui a été rehaussée par la participation de 150 exposants d'Algérie et de plusieurs pays étrangers, (Portugal, France, Chine, Pologne,Turquie, Allemagne, Italie, Espagne, Brésil et Sénégal), M. Necib a affirmé que ce sallon permettra de mettre en relief le savoir-faire algérien en mesure de réaliser des projets ambitieux, ajoutant que ces résultats "sont très encourageants".

Ces projets qui ont été réalisés avec une main d'œuvre algérienne, ont été exposés lors de ce salon, à l'image du projet de désenvasement des barrages, des différentes solutions intelligentes proposées par les exposants dans plusieurs domaines, du traitement de l'eau potable et des eaux usées, ainsi que de la fabrication de différents équipements mécaniques liés au domaine des Ressources en eau.

A cet égard, l'Algérie a réalisé, estime M. Necib, un saut qualitatif dans le cadre de la modernisation du secteur des ressources en eau.

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