13 Février 2019

Congo-Brazzaville: Diversification de l'économie - Faire des industries culturelles des leviers essentiels du développement

Le sujet a été évoqué lors d'une rencontre, le week-end dernier, au ministère de la Culture et des arts, animée par le directeur des industries culturelles, Jean-Bruno Obambi, en présence de la directrice générale des Arts et des lettres, Emma Mireille Opa-Elion.

Le potentiel des industries culturelles créatives (ICC) du Congo n'est plus à démontrer. Cependant, ces industries connaissent, comme dans tous les pays au sud Sahara, plusieurs difficultés auxquelles le gouvernement, à travers le ministère de la Culture et des arts, est résolument engagé en vue de la mise en place d'une véritable économie de la culture du Congo.

« Il nous revient de booster le développement des ICC et, pour tout commencer, élaborer, dans un plus bref délai, un répertoire de ces ICC du Congo. Ce répertoire constituera non seulement un capital culturel banquable mais aussi, un indicateur permettant de mesurer de manière continue l'apport économique et social du secteur culturel au profit de la nation », a déclaré Jean-Bruno Obambi.

En effet, qualifiée hier de budgétivore, de dispendieuse, avec des investissements à fonds perdus, la culture a connu ces dernières décennies de profonds changements. La mondialisation de l'économie, des communications et de la culture ainsi que la révolution numérique et la réorientation de la production vers une économie de services et d'innovation ont accordé un rôle central aux ICC.

Cette nouvelle donne économique KJHV et sociale de la culture fait partie, a dit l'orateur, des ambitions du chef de l'État, le président Denis Sassou N'Guesso, inscrites dans le DSRP adopté en 2008, en ces termes : « Promouvoir la culture et les arts est un maillon du développement durable ». Elle a abouti, a-t-il dit, à la réorganisation en profondeur du ministère de la Culture et des arts en janvier 2010, avec la répartition de l'ancienne direction générale de la Culture en trois directions générales.

Faisant du développement des ICC du Congo son cheval de bataille, le gouvernement vient de mettre sur pied le salon des ICC dont les éditions sont biennales. Ce salon qui fait l'objet de l'arrêté du 26 octobre 2017, signé du ministre en charge de la Culture avec le contreseing du ministre des Finances et de l'économie, se veut un cadre de promotion de l'ensemble des entreprises nationales opérant dans l'industrie du savoir, a indiqué Jean-Bruno Obambi.

Dans cette optique de faire de la culture l'un des leviers essentiels du développement économique, l'État, a-t-il fait savoir, n'a ménagé aucun effort pour initier deux textes législatifs et règlementaires afin de soutenir financièrement l'activité des ICC. Il s'agit de la loi du 11 septembre 1987 créant le Fonds national de développement culturel (Fonadec) et l'article 7 alinéa 9 du décret du 28 janvier 2010 portant attributions et organisation de la direction générale des Arts et des lettres qui fait mention du fonds de soutien aux ICC.

Toutefois, a signifié l'orateur, le premier texte manque un décret d'application pour que le Fonadec soit financièrement alimenté, et le second exprime la possibilité offerte par l'État de proposer un projet de loi créant le fonds de soutien aux ICC. L'aboutissement d'un tel processus, a-t-il expliqué, exige que soient conjugués les efforts et ce, dans le strict respect des principes et procédures administratives prévues en la matière.

Conformément à l'étude réalisée par l'Organisation internationale de la Francophonie en 2011, la direction des industries culturelles a choisi de présenter, dans chaque filière, deux indicateurs d'analyse : le chiffre d'affaires et les emplois, c'est-à-dire la totalité des individus tirant un revenu, sous diverses formes, des activités directes et connexes. Il s'agit des filières du livre ; de la musique et des arts du spectacle, du cinéma et de la production audiovisuelle ; de la presse et des médias ; des arts visuels ; du patrimoine et du tourisme culturel.

S'adressant à l'ensemble des participants, la directrice générale des Arts et des lettres, Emma Mireille Opa-Elion, a déclaré : « La rencontre d'aujourd'hui est la première ; c'est à partir d'elle que nous ne devons plus nous séparer. Que nous n'avancions pas sans vous et que vous aussi n'avanciez sans le ministère. Parce que lorsqu'on parle de la culture au Congo, on fait allusion à vous : acteurs, producteurs, mécènes et aussi agent du ministère de la Culture et des arts. Nous sommes appelés à travailler ensemble. »

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