Cote d'Ivoire: Affaire paiement du stock report de cacao - Le Conseil du café-cacao obtient des producteurs la suspension du mot d'ordre de grève

14 Février 2019

Tout est bien qui finit bien. Le Syndicat national agricole pour le progrès de la Côte d'Ivoire (Synap-CI), présidée par Moussa Koné, a informé, ce mercredi, de la suspension pour une durée de deux semaines, du mot d'ordre de grève.

Une annonce consécutive à une réunion organisée hier à l'auditorium de l'immeuble de la Caistab, au Plateau, entre la direction générale du Conseil du café-cacao conduits par le Directeur général adjoint, Koffi N'Goran, sous la présidence du représentant du ministre de l'Agriculture et du développement rural, le conseiller technique, Assanvo N'Guetta Honoré ainsi que des syndicats/coopératives de producteurs de café-cacao.

Une réunion de 3 heures d'horloge qui a permis de faire part des préoccupations des producteurs, à savoir le paiement du stock report de cacao, estimé à 1,6 milliard FCFA, dû aux producteurs depuis la campagne de commercialisation 2016- 2017.

Pour Koné et les producteurs, en décidant de suspendre pour 15 jours le mot d'ordre de grève, il s'agit de donner une chance aux négociations d'aboutir.

Une décision qualifiée de salutaire par Assanvo qui a promis transmettre le point de la réunion à ses mandants (Primature et ministère de l'Agriculture et du Développement rural).

Avant d'exhorter les producteurs de cafécacao à se constituer en collège, voire en interprofession, pour mieux adresser leurs préoccupations afin qu'elles trouvent une issue heureuse. Car les textes, relativement au paiement du stock report, sont muets à ce sujet.

Le conseil cafécacao, par la voix de de son directeur général adjoint, N'Goran Koffi, a également reconnu des insuffisances au niveau des textes, relativement au paiement de ce stock par sa structure. Mais comment en sommes-nous arrivés à cette situation de non-paiement de stock ?

Il ressort du communiqué de presse du Conseil du café-cacao, en date du 30 janvier 2019, que cette structure invitait notamment les exportateurs et transformateurs, à la bonne compréhension des textes de commercialisation, tout en réitérant sa disponibilité à œuvrer pour les intérêts de tous les acteurs de la filière dans les limites de ses pouvoirs réglementaires.

Ainsi dans le texte, l'organe de régulation de la filière café-cacao rappelait que la campagne de commercialisation 2016- 2017 a été caractérisée par une baisse significative des cours mondiaux du cacao à partir de novembre 2016.

Ce qui a entraîné de facto la chute du prix garanti aux producteurs de 1 100 FCFA/kg au cours de la campagne principale, à 700 FCFA/kg au cours de la campagne intermédiaire 2016-2017.

Suite à cette situation préjudiciable à l'économie cacaoyère, ressentie par tous les acteurs du secteur, le Synap-CI avait adressé un courrier à la Direction générale du Conseil du cafécacao aux fins de réclamer le paiement d'un prix différentiel de 400 FCFA/kg des reports de stocks entre les campagnes principale et intermédiaire 2016-2017.

Ce communiqué fait savoir que le Conseil du café-cacao a saisi cette requête du Synap-CI pour rappeler aux producteurs et aux sociétés coopératives, les dispositions de l'article 22 de l'ordonnance n°2011-481 du 28 décembre 2011 fixant les règles relatives à la commercialisation du café cacao et à la régulation de la filière café cacao telle que modifiée par l'ordonnance n°2018-756 du 26 septembre 2018.

Et la note de préciser que « le processus de valorisation des stocks reports ne concerne que les opérations d'exportation et donc les exportateurs ainsi que les transformateurs. Il n'est pas applicable aux opérateurs du bord champ que sont les acheteurs et les sociétés coopératives ».

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

A La Une: Cote d'Ivoire

Plus de: Patriote

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.