Congo-Kinshasa: Affaire viol des danseuses - Sept ans de prison requis contre Koffi Olomide

Koffi Olomide artiste musicien

Poursuivi par la justice française pour viol et séquestration de quatre de ses anciennes danseuses, le patron de Quartier Latin connaîtra son sort le 18 mars. En attendant le verdict, le procureur requiert déjà, à son encontre, sept ans de prison ferme. C'était au cours de l'audience de 11 février au tribunal de Nanterre, à Paris.

Nouveau rebondissement dans l'affaire qui oppose, depuis février 2012, la star congolaise à quatre de ses anciennes danseuses actuellement installées en France. Il s'agit de sept ans de prison ferme requis contre elle par le procureur près le tribunal de Nanterre, à l'issue de l'audience à huis-clos tenue le lundi. Au cours de cette séance devant déterminer la peine de l'artiste inculpé, audience à laquelle il n'a pas pris part, la Cour a réexaminé la plainte introduite par les plaignantes, victimes d'agressions sexuelles de la part de leur ex-patron en région parisienne entre 2002 et 2006.

Poursuivi pour viol et séquestration sur ces dernières et pour avoir facilité leur entrée et leur séjour irrégulier en France mais aussi pour leur avoir fait travailler illégalement en les sous-payant, voire en les privant de rémunération, Koffi Olomide était mal barré pour ce procès et son sort est presque déjà scellé. Les faits retenus à sa charge sont tellement gravissime que l'accusation a requis contre lui sept ans de prison ferme. La star congolaise ploie depuis 2009 sous le poids d'un mandat d'arrêt et n'a plus remis ses pieds en France par peur d'être arrêté.

Koffi Olomide n'est pas à ses premiers démêlés judiciaires. En 2016, il avait été brièvement écroué à l'ex-prison centrale de Makala, à Kinshasa, pour avoir donné un violent coup de pied à l'une de ses danseuses au Kenya. En 2012, il avait aussi été condamné pour des violences sur son producteur, Diego Lubaki, résidant à Paris, alors de passage à Kinshasa. Il est également fait état d'un autre mandat d'arrêt émis à son encontre par la justice zambienne pour avoir violenté un photojournaliste rwandais à Lusaka. La décision de la justice française sera connue le 18 mars.

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