14 Février 2019

Congo-Kinshasa: Lacroix y croit !

Telle, une racine à la peau dure, l'inclusivité, quoiqu'étant subjuguée par l'affaire des élections, revient à la surface. Antonio Guterres était le premier à poser le problème. Puis, Jean-Pierre Lacroix, le numéro de l'Onu chargé des Opérations de maintien de la paix y est revenu, à sa manière, comme pour arrondir les angles. Dans une récente sortie médiatique, ce dernier estime, en effet, qu'il n'est nullement important aujourd'hui de se perdre dans des discussions à l'infini autour du contentieux électoral, de comment les élections se sont déroulées en RD. Congo, ni de qui a gagné et qui les a perdues.

Pour lui, l'essentiel, dit-il, c'est d'avancer, de voir comment aider la RD. Congo à cimenter sa stabilité. Sans trop de détails, ce diplomate à l'œil inquisiteur sur les dossiers relevant, pourtant, de la cuisine interne congolo-congolaise, croit, dur comme fer, que l'idée de l'inclusivité serait la nouvelle panacée dont devraient se servir les congolais, quelles que soient leurs contestations, pour ne pas continuer à tourner autour du pot.

En d'autres mots, la page est, apparemment, bien tournée à l'Onu sur des jérémiades et autres murs de lamentations centrés sur la fameuse vérité tant adulée des urnes. Ce qui compte, à l'en croire, c'est d'apprécier l'opportunité de conjuguer de nouveaux efforts en vue de l'émergence d'un nouvel Etat fondé sur les valeurs démocratiques et réellement tourné vers le développement.

Bien d'autres considérations éparses ou postures grincheuses n'auront, à ses yeux, que trop peu de marges d'être exploitées, au regard de l'évolution des choses. D'ailleurs, le 31 mars prochain, le Conseil de Sécurité qui se refuse de tuer son temps sur des questions de détails, pourrait redimensionner le mandat de la Monusco en tenant compte des avancées engrangées avec la possibilité, évidemment, d'envisager, du moins cette fois-ci, des mécanismes d'un début de retrait progressif et planifié des troupes onusiennes du sol congolais. Même s'il reconnaît que l'Onu avait fourni sa contribution lors de l'enregistrement des électeurs, il déconseille, cependant, de nouvelles manœuvres tendant à retarder le redécollage de la RD. Congo.

Ainsi, Jean-Pierre Lacroix, pour ne pas le citer, indique-là, une voie de sortie de crise: l'inclusivité. Martin Fayulu qui monte sur ses quatre chevaux ce matin à Butembo et dont l'envolée oratoire ne se fait plus prier, quant à cette histoire devenue, pour lui, une question de vie ou de mort, l'entendrait-il de la même oreille ? Pas si sûr, en tout cas. Dès lors que dans une récente missive adressée aux Chefs d'Etat africains, il en appelait à la tenue des élections dans les six mois, pour vider la crise post-électorale, comment le leader de Lamuka pourrait-il faire marche arrière, sans scier la branche de la contestation à laquelle, il reste fermement attaché ? Et, pourtant, la politique, telle qu'elle se présente aujourd'hui, l'invite plutôt à un nouveau saut transcendantal vers le réalisme. Sans céder à la transhumance, ni à l'errance, il n'a qu'à saisir la main, si propre ou impropre soit-elle, de Félix Tshisekedi, pour la grandeur de la RD. Congo. Lacroix y croit, d'un pied ferme.

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