15 Février 2019

Congo-Kinshasa: Paris - Koffi Olomidé sera fixé sur son sort le 18 mars prochain !

Koffi Olomidé n'est pas encore condamné. Mais, la star de la rumba congolaise risque une peine de 15 à 20 ans d'emprisonnement pour agression sexuelle sur quatre de ses danseuses entre 2002 et 2006. C'est le 18 mars 2019 que la justice française va se prononcer sur la sentence finale qui va déterminer le sort du patron du groupe Quartier Latin, apprend-on des sources sûres depuis l'Hexagone.

Alors qu'il devait comparaître devant les juges, le 11 février dernier, l'artiste congolais a brillé par son absence au Tribunal de Grande instance de Nanterre, à Paris où le procès s'est tenu. Toutefois, Antoine "makila mabe" s'est fait représenter par ses avocats, Emmanuel Marsigny et Eric Dupond Moretti.

Au sortir de la 20ème chambre du Tribunal Correctionnel de Nanterre, les deux conseils du chanteur ont refusé de parler à la presse. Il faut retenir que l"audience s'est déroulée à huis clos, à la demande des parties civiles.

On a noté la présence de Robert Agbepa dit Toutou Roba, le petit-frère biologique de la star ainsi que quelques proches de Quartier Latin. Pour lui, l'accusé n'est pas venu au procès pour des raisons de santé. Alors que présentement, Koffi et son groupe séjournent à Lubumbashi, pour agrémenter la fête de la Saint-Valentin.

Et pourtant, rappelle-t-on, en juin 2018, la justice française annonçait qu'il renvoyait l'affaire en février 2019, la star de la Rumba congolaise avait assuré qu'il serait présent pour se défendre.

Très confiant pour le jugement qui sera rendu le 18 mars prochain, Toutou Roba dit constater de nombreuses contradictions dans les propos des plaignantes.

Evidemment, trois des danseuses ont pris part à cette audience à huit clos, du 11 février au Tribunal Correctionnel Nanterre.

David Desgranges, l'avocat des plaignantes, a regretté l'absence de Koffi Olomidé, le principal prévenu. « On reproche à mes clientes des contradictions. Le problème, c'est que M. Olomidé en a lui-même beaucoup. J'aurais bien aimé entendre ses explications et les confronter à ses propres contradictions», a indiqué l'avocat des danseuses.

Retenons que l'auteur de la chanson « Kataguruma » est poursuivi par la justice française pour agressions sexuelles sur quatre de ses danseuses entre 2002 et 2006 dans un pavillon qu'il louait à Asnières en banlieue parisienne.

Koffi hébergeait ses filles en marge de concerts ou d'enregistrements dans l'Hexagone.

Les plaignantes, qui ont fini par s'échapper du pavillon une nuit de juin 2006, ont déposé plainte en 2007, 2009 et 2013. Et depuis, elles ne sont plus jamais retournées en RDC, par peur de représailles.

Depuis 2009, le parquet de Nanterre avait requis un mandat d'arrêt international contre Koffi Olomidé.

En février 2012, la star a été encore mis en examen pour viols aggravés, dont certains sur mineure de 15 ans, mais les chefs de poursuite ont depuis été modifiés et la procédure correctionnalisée.

Le patron de Quartier Latin est également accusé d'avoir facilité le séjour irrégulier en France des quatre plaignantes et pour les avoir fait travailler illégalement en les sous-payant, voir en les privant de rémunération.

Comme le stipule le Code pénal français à son article 222-23, renseigne-t-on, Koffi risque d'écoper une peine de 15 ans de prison ferme.

Car, au-delà d'être une forme d'agression sexuelle, la plus grave, le viol appartient à la catégorie des infractions les plus graves. Il désigne « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte, menace ou surprise.

Justice : Encore et toujours "Songe ya mbeli"

Ce n'est pas la première fois que celui qu'on appelle « Songe ya mbeli », puisse faire l'objet d'un dossier judiciaire en France. D'après AFP, il a déjà été condamné en 2006 à un an de prison avec sursis pour fraude fiscale.

Dans son pays, le Congo-Kinshasa, Koffi Olomidé avait déjà été condamné, en 2012, à trois mois de prison avec sursis pour des violences contre son producteur.

En 2016, il a été brièvement écroué, avant d'être libéré sous caution, pour avoir donné un violent coup de pied à l'une de ses danseuses, à l'aéroport de Kenya.

Actuellement, le chanteur fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la justice zambienne pour avoir violenté, la même année, un photojournaliste rwandais à Lusaka. Appelé à comparaître dans la capitale zambienne en septembre 2018, le prévenu ne s'était pas présenté.

Toutefois, l'artiste ne craint rien. Car, il jouit encore jusqu'à présent de la présomption d'innocence.

Selon les conventions internationales en matière juridique, Koffi Olomidé peut saisir la justice de son pays pour demander une commission rogatoire auprès du juge d'instruction du Tribunal Correctionnel de Nanterre afin que son dossier soit transféré et jugé en RDC.

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