16 Février 2019

Congo-Brazzaville: Ladis Arcade parle de son nouvel opus " Bu tûmbu"

interview

À l'occasion de son troisième album, l'artiste musicien s'est confié à Les Dépêches de Brazzaville, rendant également hommage à Nzongo Soul.

Vous en êtes déjà à trois albums ; comment définiriez-vous le tout dernier ?

L'album "Bu tûmbu", littéralement « destin » en lari, a un sens particulier car, non seulement il s'inscrit dans la continuité de mes précédentes œuvres, mais il scelle l'affirmation de mes relations profondes avec la musique.

Vous avez choisi un moment particulier pour le sortir ?

Cet album coïncide avec le moment où je commence à comprendre que la musique est l'escale prévue sur mon parcours de pèlerinage sur terre. Et pourtant, jamais auparavant, je n'avais pensé un seul instant faire de la musique de façon sérieuse, et moins encore réunir mes propres compositions dans un album. J'en compte aujourd'hui trois !

Comment présentez-vous les trois albums ?

Le premier, "Bidilu", était une partie de plaisir. Il répondait à un défi entre amis, ce qui s'apparentait plutôt à un délire entre potes. A ma grande surprise, il a reçu un accueil favorable de la part des mélomanes et a été récompensé d'un « Tam Tam d'or ».

Le deuxième, "Lussendé", entre encouragements et émerveillements, m'a donné l'opportunité de réaliser un featuring avec Nzongo'Soul pour la chanson "Ngoma za Kongo".

Le troisième, "Bu tûmbu", c'est la prise de conscience advenue après avoir écouté les paroles profondes de Nzongo Soul.

En substance, sans trahir sa pensée, il m'avait dit ceci : « Ladis, ce que tu fais n'est pas le fruit du hasard. Car n'est pas musicien ou compositeur qui veut.

Tu dois croire en toi et prendre conscience que tu es un vrai artiste. Il te suffira simplement de trouver la fréquence pour entrer en résonance avec les astres que tu fréquentes ».

Qu'avez-vous fait après cette conscientisation de Nzongo'Soul ?

Après réflexion et analyse, plus à mon écoute, j'ai davantage pris confiance en moi et j'ai trouvé la bonne fréquence.

Désormais, je compose, je chante pour faire danser à la fois les corps et les consciences. Mes textes renferment une profondeur binaire. C'est mon destin.

Personne ne peut échapper à son destin. Surtout dans mon cas où je crois posséder en moi des richesses culturelles, intellectuelles et spirituelles qui seraient réduites à l'inutilité si elles n'étaient pas transmises au public.

C'est l'occasion de rendre hommage à Nzongo'Soul. Grâce à sa conscientisation à mon égard, j'assume désormais, non pas seulement mon statut d'artiste mais aussi, sans tomber dans un quelconque courant musical, de concevoir la musique à mon image. C'est l'esprit de ce dernier album dont on retiendra sûrement les harmonies.

Que retiendra le public de ce que vous appelez harmonies ?

J'ai osé des sonorités peu communes. Par exemple, dans "Biba", je propose un compas en lari. Ce texte exprime ma réelle volonté de chanter pour faire danser les consciences.

En clair, je me définis en « passeur ». Le titre "Ma mpungu" est un slow où il est question d'humilité : être humble et savoir pardonner.

Une originalité, c'est mon featuring avec le vocaliste Fofana Moulady dans "Coco", une rumba hybride reggae-rumba. Encore d'autres titres à découvrir avec mes propres créations disponibles dans tous les bacs.

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