16 Février 2019

Afrique: Le Président Ahmad Ahmad salue les efforts du Niger

interview

Comment expliquez-vous cet engouement du public lors des matchs alors que le Mena du Niger est sorti prématurément de la compétition et quel message voudriez-vous transmettre au continent quand on sait que les tournois pour jeunes n'attirent pas autant de monde ?

A la différence des tournois des séniors, il s'agit ici d'une compétition de développement où il faut construire le football des jeunes. C'est dans ce sens qu'existe les CAN U17 et U20 pour permettre aux jeunes de s'exprimer et de s'épanouir. Ce sont des évènements qui attirent du monde et particulièrement les recruteurs dont le nombre est impressionnant à cette 21e édition de la CAN U20 Total Niger 2019. C'est une compétition qui est aussi importante pour le pays parce qu'il lui permet de construire des infrastructures. Aujourd'hui, en plus du stade de Niamey, le Niger peut désormais accueillir des compétitions internationales dans la ville de Maradi dont le stade répond aux normes internationales. Auparavant, il n'y avait que Niamey pour le faire. Je saisis cette opportunité pour remercier le Président de la République du Niger d'avoir mis les moyens pour relever le défi de cette CAN U20 Total Niger 2019.

Comment appréciez-vous le travail abattu par l'équipe d'étude technique ?

Je réitère mes remerciements à l'équipe technique de la CAF et le résultat de leur travail ne restera pas dans les tiroirs. Dans ce sens, nous demanderons à la division développement de la CAF de se réunir avec le groupe d'étude technique et les quatre pays qualifiés pour la Coupe du monde U20. Ils pourront voir ensemble les améliorations à apporter au sein de chaque équipe pour leurs préparatifs pour le mondial U20. Ce qui entre dans le développement du football de notre continent.

Mon Colonel, qu'est-ce qu'on peut retenir des rapports entre le Niger et la CAF sur cette compétition ?

Le Président Ahmad est une amitié de très longue date et de longue lutte qui est à l'écoute de ses pairs. La seule chose que je lui ai demandé lorsqu'il a accédé à la présidence de la CAF, c'est de ne pas changer et de continuer à être à l'écoute de ses camarades comme il avait l'habitude de le faire. Je le lui ai dit au Maroc et en public. C'est en s'enfermant qu'on perd toujours les vrais repères. Je lui rends cet hommage parce qu'il continue à être à l'écoute des préoccupations des présidents de fédérations. Le Président Ahmad dit toujours que ses chefs sont les présidents de fédérations et si aujourd'hui, nous avons pu nous comprendre sur certaines lacunes, c'est parce qu'il est à notre écoute.

Président, que dites-vous des propos du Libérien, Musa Bility qui dénonce votre gouvernance à la tête de la CAF ?

Dans la culture francophone, il y a des règles qui régissent une organisation. Des règles de bienséance, de culture et d'éducation. Mais, il n'est jamais trop tard pour apprendre dans la vie même lorsqu'on est très âgé. Il faut rappeler que les statuts de la CAF m'obligent à organiser deux réunions du comité exécutif par an mais, nous en organisons trois voire quatre. Quant à la réunion du comité d'urgence qui supplée le comité exécutif entre ses deux sessions, il y a une facilité juridique pour le président d'organiser des réunions. Et tous les deux mois au plus tard, il y a une réunion du comité d'urgence. Comment pouvons-nous nous réunir et que les membres du comité d'urgence soient incapables de prendre des décisions. Il faut aussi noter qu'il y a des débats au sein du comité exécutif. La différence, c'est que je suis un homme politique qui a une autre manière de voir les choses. Lorsque je vais à une élection et qu'elle est terminée, je ne fais pas de clivage entre les vainqueurs et les perdants. Peut-être que cela n'enchante pas tout le monde. Et je tiens également à préciser que je ne dévie pas de mon programme. Je lance le défi de vérifier s'il y a un aspect que je n'ai pas respecté. Nous avons une organisation où il n'y a que le Président qui, statutairement, représente la CAF auprès de tierce personne. De façon générale, dans la vie, nous pouvons marcher ensemble mais, il y aura toujours des gens qui vont dévier de la voie qu'on emprunte. L'essentiel est que j'évolue avec mon administration, ma famille qu'est la CAF. Beaucoup a été dit sur les décisions concernant l'attribution des CAN mais, est-ce que les gens peuvent en parler aujourd'hui ? Qui a eu raison si ce n'est la CAF avec l'appui de nos Chefs d'Etat, avec notre culture africaine basée sur la sagesse, la conciliation, la solidarité. J'ai toujours souhaité mettre en place une CAF à la forme d'une grande famille africaine et nous espérons être sur la bonne voie.

Quelles sont les relations que vous souhaitez avec les médias ?

Je souhaite surtout que les relations entre les hommes des médias et la CAF se renforcent davantage. Que cela ne se fasse pas dans le sens de la destruction mais, pour la construction de notre football. Nous voulons qu'ensemble, nous puissions aller de l'avant. Mon vœu est que nous ayons un espace de dialogue, d'explication où nous pourrons dire ce qu'il y a à dire et comment nous pouvons nous entraider s'il le faut.

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