Cote d'Ivoire: Les actions du gouvernement pour améliorer les conditions carcérales

18 Février 2019

Répondant au rapport de l'ONG Amnesty international publié le 11 février 2019, intitulé « Côte d'Ivoire. Arrestations arbitraires, répression contre la dissidence et actes de torture en amont de l'élection présidentielle », le gouvernement a livré des actions mises en œuvre ou qu'il entend entreprendre en vue d'améliorer les conditions carcérales en Côte d'Ivoire.

Dans sa déclaration publiée dans le quotidien Fraternité Matin dans sa parution du mercredi 13 février 2019, l'Etat de Côte d'Ivoire, "conscient" des conditions de détention, affirme avoir entrepris « la construction de neuf nouvelles maisons d'arrêt et de correction, la réhabilitation des établissements pénitentiaires » existants afin de les conformer aux normes internationales.

Aussi, le gouvernement dit-il avoir adopté un nouveau code de procédure pénale promulgué le 27 décembre 2018.

Ce code, selon notre source, contient des dispositions qui viennent en appui aux mesures de détention et prévoit également des « dispositions alternatives » à la peine d'emprisonnement en Côte d'Ivoire.

Autant d'actions mises en oeuvre par l'Etat pour faire face à la situation carcérale actuelle dont notamment celle de la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca) qui a une capacité d'accueil considérée comme dépassée.

En ce qui concerne les décès dans les établissements pénitentiaires, le gouvernement, tout en déplorant ces faits, explique que ces morts sont dus à des « pathologies naturelles » qui ne sont pas liées aux conditions de détention.

« Ces décès sont dus à des pathologies naturelles pour lesquelles la prise en charge médicale a été correctement assurée. Ils ne sont donc liés ni à la surpopulation carcérale ni aux conditions de détention », précise la déclaration.

Que disait le rapport d'Amnesty international ?

« Les investigations menées par Amnesty International révèlent que les conditions carcérales en Côte d'Ivoire sont inhumaines, donnant lieu à un grand nombre de décès. Au moins 152 personnes sont mortes en détention depuis août 2014.

En juillet 2018, environ 16 000 personnes étaient détenues dans 34 prisons, d'une capacité totale de seulement 8 639 places.

Parmi les détenus, environ 5 800 se trouvaient en détention provisoire. D'autres étaient retenus dans des centres de détention non officiels, y compris à la DST (Ndlr: la direction de la surveillance du territoire", révèle l'ONG.

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