18 Février 2019

Congo-Brazzaville: Plaidoyer pour des réformes dans l'enseignement général !

L'enseignement général, tel qu'on le constate maintenant, n'est plus en phase avec de nouvelles opportunités offertes par le marché d'emplois. En d'autres termes, si cet enseignement reste comme tel, il continuera de « produire » plus de chômeurs que des gens capables de se prendre en charge sur le plan socio-professionnel. Il y a bien là un problème à résoudre.

Loin de nous l'idée de minimiser cet enseignement, il est vrai qu'à l'heure actuelle, c'est plus l'enseignement technique et/ou professionnel qui offre plus d'opportunités d'emplois et/ou de l'auto-insertion socio-professionnelle. Il n'est certes pas question d'abolir l'enseignement général mais le problème est plutôt de revoir de fond en comble les contenus des programmes afin de les arrimer aux besoins sociaux du marché actuel de l'emploi.

En effet, l'enseignement général forme des apprenants sur des notions générales et disparates comme son nom l'indique, contrairement à l'enseignement technique qui se veut pratique et tente d'envoyer les finalistes sur le marché d'emplois.

Certains parents d'élèves , d'ailleurs, commencent à qualifier cet enseignement de « cursus de divertissement sans fin rentable », préférant orienter leurs enfants dans le technique. « J'ai deux gros chômeurs chez moi, ah ! Si je savais, je les aurais inscrits à l'enseignement technique quand ils étaient petits », s'est plaint un père qui a ses deux enfants bacheliers assis à la maison.

Révolues les décennies 1970 et 1980 où l'emploi était automatique pour tous à la Fonction publique ! Aujourd'hui, l'emploi appartient à ceux qui ont plus de métiers dans les « doigts » associé à la connaissance théorique. La question posée souvent aux jeunes en quête d'emploi : « Qu'est-ce que tu sais faire ? » ou « Quel profil technique as-tu ? ». Cela montre bien que la formation qualifiante devient incontournable à l'heure actuelle.

L'enseignement général a formé tant de brevetés, bacheliers, licenciés, docteurs et autres, mais nombreux n'arrivent pas à trouver leur compte, cette formation a été théorique et abstraite. Or, la formation qualifiante vise, entre autres, le perfectionnement des compétences dans un métier, l'apprentissage d'un métier, une qualification professionnelle qui vous ouvre plus facilement les portes d'emplois. Un jeune qui a fini sa formation dans un lycée technique en menuiserie peut vite créer son entreprise, s'il reçoit une aide financière conséquente alors que son homologue qui sort d'une faculté avec une licence littéraire est là sans qualification sûre.

Allons-y à la « Réforme » de l'enseignement général, car sa physionomie actuelle devenant quasi-caduque ne vibre pas en phase avec les nouvelles opportunités de l'emploi. Il forme plus de chômeurs actuellement. Affaire à suivre !

Congo-Brazzaville

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