Burkina Faso: La Position extérieure globale débitrice en 2017

En 2017, la Position extérieure globale, est ressortie débitrice de 4.330.655 millions, contre un solde débiteur de 4.078.008 millions un an plus tôt, soit une détérioration de 6,2%, consécutive à un gonflement du stock de passifs plus important que l'augmentation du stock d'actifs financiers.

Au Burkina Faso, le PIB réel a enregistré un taux de croissance de 6,3% en 2017, au même niveau que celui enregistré en moyenne dans l'espace UEMOA, contre 5,9% en 2016.

Ce regain de la croissance est imputable à la progression de l'activité des secteurs secondaire et tertiaire, le secteur primaire s'étant inscrit en repli.

L'inflation, en moyenne annuelle, mesurée par l'IHPC, est ressortie à +0,4% contre une moyenne de +0,8% enregistrée au niveau de l'UEMOA et une baisse de 0,2% en 2016. Elle est restée modérée et conforme à la norme communautaire (+3,0% au maximum).

En ce qui concerne le compte financier, il a dégagé des entrées nettes de ressources pour le Burkina Faso à hauteur de 599.069 millions, contre des entrées nettes de 554.912 millions en 2016, soit un accroissement de 8,0%.

Cette évolution est en ligne avec l'augmentation des entrées nettes au titre des investissements de portefeuille et des autres investissements, une sortie nette de capitaux ayant été enregistrée au niveau des investissements directs.

Du fait des évolutions ci-dessus, les actifs extérieurs nets de la BCEAO se sont renforcés de 125.682 millions et ceux des autres institutions de dépôts se sont consolidés de 121.294 millions.

Il en résulte un excédent de 246.976 millions correspondant au solde global de la balance des paiements enregistré en 2017.

Le dynamisme économique amorcé depuis 2012 au sein de l'UEMOA s'est maintenu au cours de l'année 2017, à la faveur de l'amélioration progressive de la conjoncture internationale et interne des Etats.

Les dernières estimations indiquent une progression du PIB de l'Union, en termes réels, de 6,7% en 2017 contre 6,6% en 2016.

Cette expansion économique a été portée par le secteur tertiaire, principal moteur de la croissance, à la faveur de la bonne tenue des activités commerciales et des services, notamment les transports, les télécommunications et les services financiers.

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