Centrafrique: L'ONU enquête sur des actes présumés commis par des russes

Le gouvernement de la République centrafricaine et 14 groupes armés ont inscrit leurs initiales sur l'accord de paix Centrafrique lors d'une cérémonie à Khartoum.

Moscou a assis son influence à Bangui grâce à la présence "d'instructeurs militaires civils", dont certains auraient été assimilés, à tort ou à raison, comme appartenant à la Société militaire privée [SMP] de Wagner.

La présence de la SMP en Centrafrique, notamment dans certaines regions, a été dénoncée par le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian.

Un rapport des Nations unies indique, au conditionnel, que des militaires ou des mercenaires russes auraient commis des actes de torture sur Mahamat Nour Mamadou, un civil arrêté sur le marché de Bambari car soupçonné d'appartenir à l'un des groupes armées issus de l'ex-coalition rebelle de la Séléka.

Des photographies publiées dans le rapport des Nations unies confirmeraient les blessures reçues par ce civil. D'après l'ONU, qui a ouvert une enquête sur ce cas de torture, il y aurait au moins vingt-huit ressortissants russes présents à Bambari.

Répondant à une question sur les perspectives d'une coopération franco-russe en Afrique, l'ambassadeur de France en Russie, Sylvie Hermann, est favorable pour que les pays africains multiplient des partenaires. Elle y voit une complémentarité et non une concurrence.

En Centrafrique, Sylvie Hermann plaide pour une coopération en particulier en matière de sécurité entre les diverses forces, y compris avec les Russes, les Nations unies, les organisations internationales et la France.

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