Maroc: "Taxi Bied" de Moncef Malzi en avant-première à Casablanca

Le premier long métrage du réalisateur Moncef Malzi, intitulé "Taxi Bied", a été projeté, mardi soir, à Casablanca, en présence d'un grand nombre d'amateurs du 7ème art.

Le film est sorti en salle mercredi avec à l'affiche une brochette de stars du grand écran dont Mohamed Khiyari, Sahar Seddiki, Anas El Baz, Hassan Foulane, Mohcine Malzi et Saida Baadi. Tout au long de 120 minutes, le film raconte les rires, les joies et les faiblesses d'un groupe de personnes réunies par un drôle et improbable concours de circonstances dans un Taxi blanc. Avec des allures de chronique sociale, le film est d'abord et surtout une immersion dans la psychologie de personnages, de différents horizons, qui partageront de situations tantôt tendues tantôt drôles. En effet, Said, jeune officier de police traque depuis longtemps Bouaouina, le plus dangereux dealer de drogues de la région. Alors que ce dernier était en route pour une affaire suspecte, il entre en collision avec un grand taxi dont le chauffeur est Allal, conduisant les passagers, Mounia une jeune infirmière amoureuse du policier Said, Nouhe un instituteur et Haj Ibrahim, un retraité des forces auxiliaires. Pris en otage pour transporter la marchandise du dealer, les passagers du taxi passeront la pire mésaventure de leur vie, Said mettra toute sa force pour sauver le groupe des passagers du taxi et lutter contre le mal.

Réalisateur et directeur de la photographie, Moncef Malzi, mène à 38 ans un brillant parcours dans le domaine du cinéma et de la télévision. Son épouse, Sahara Saddiki, qui joue dans le film le rôle de l'infirmière, a indiqué que le réalisateur de "Taxi Bied" s'est inspiré dans son œuvre d'une pièce de théâtre sur le taxi, qu'elle avait elle-même montée. "Peu importe le genre. Drame ou comédie, je pense que le cinéma doit d'abord sonder et explorer l'humain dans toute sa faiblesse et sa magnificence. Moi, mon choix et ma préférence, ont été d'essayer de faire cela en voulant partager deux émotions qui m'ont toujours guidé: la joie et la faiblesse", a confié le réalisateur qui évoquait, entre autres, les difficultés rencontrées, notamment techniques, au cours de la réalisation de ce long métrage. "L'enthousiasme et la volonté m'ont permis de relever le défi et d'atteindre l'objectif escompté, à savoir la réalisation de mon premier long métrage", a-t-il déclaré.

Réalisé avec le soutien financier du Centre cinématographique marocain, le film est projeté, à partir de mercredi, dans les salles de cinéma de Rabat, Casablanca, Marrakech, Fès, Meknès, Tétouan et Tanger.

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