Sénégal: Cinq prétendants pour un fauteuil

Photo: © RFI/Guillaume Thibault
Un électeur sénégalais montre son doigt encré le 24 février 2019 dans une école du quartier Biscuiterie, à Dakar, reconvertie en bureau de vote, pour la présidentielle. © RFI/Guillaume Thibault

Dakar — La présidentielle de ce dimanche 24 février 2019 sera marquée par la participation de cinq candidats, un nombre plus faible en comparaison avec les présidentielles de ces dernières années.

Les électeurs sénégalais devront en effet choisir entre le président sortant, Macky Sall, candidat à sa propre succession, et ses quatre challengers, Madické Niang, Idrissa Seck, El Hadj Issa Sall et Ousmane Sonko.

Le scrutin était pourtant parti pour battre tous les records de candidatures. Dans les semaines précédant le dépôt des listes, divers chiffres, les uns aussi affolants que les autres, avaient circulé sur le nombre de candidatures.

Les informations circulant dans la presse laissaient entrevoir un scrutin dont l'organisation serait complexe tant le nombre de prétendants donnait le tournis.

Certains annonçaient en effet plus de 80 déclarations de candidatures, d'autres plus de 90, s'ils n'avançaient pas un chiffre supérieur à 100.

Mais pour nombre d'entre eux, ces velléités de candidature sont restées lettre morte, certains s'étant limités à retirer la fiche de parrainage.

La loi sur le parrainage, adoptée par l'Assemblée nationale le 19 avril 2018, stipule que tout candidat à la magistrature suprême doit être au préalable parrainé par au minimum 0,8 des électeurs et 1% au maximum.

Ce critère de validation a d'ailleurs eu raison de plusieurs candidatures dont les dossiers avaient franchi la porte du Conseil constitutionnel.

Le Conseil constitutionnel sénégalais a en effet rejeté 19 des 27 dossiers déposés en vue de la présidentielle de 2019, la plupart des recalés l'ayant été pour des motifs liés au parrainage.

Seuls donc le président sortant et quatre autres concurrents, Idrissa Seck, Ousmane Sonko, El Hadj Sall dit El Hadj Issa Sall et Madické Niang ont pu remplir ce critère et briguer le suffrage de leurs concitoyens.

Il faut remonter aux années 80 ou 70 pour trouver l'exemple d'une élection présidentielle avec un aussi faible nombre de candidats. Par exemple, en 1983 et 1988, ils étaient respectivement cinq et quatre à présenter leur candidature.

La présidentielle de 1993, par exemple, avait été disputée par huit candidats : Abdou Diouf, Abdoulaye Wade, Landing Savané, Abdoulaye Bathily, Iba Der Thiam, Madior Diouf, Mamadou Lô et Babacar Niang.

Un nombre identique à celui de 2000, année où Moustapha Niasse, Djibo Leyti Ka, Serigne Ousseynou Fall, Cheikh Abdoulaye Dièye et Mademba participèrent à leur première élection présidentielle.

Le scrutin présidentiel de 2007 avait vu s'affronter 15 candidats, dont Abdoulaye Wade, le président sortant, Abdoulaye Bathily, Ousmane Tanor Dieng, Moustapha Niasse, Idrissa Seck, Cheikh Bamba Dièye, Louis Jacques Senghor.

Il y avait aussi Talla Sylla, Robert Sagna, Doudou Ndoye, Modou Dia, Mame Adama Guèye, Mamadou Lamine Diallo, Alioune Mbaye.

En2012, lors de la deuxième alternance politique, ils étaient 14 à briguer le suffrage des Sénégalais.

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