Cote d'Ivoire: Rupture des discussions entre gouvernement et enseignants

Une foule d'étudiants de l'université Houphouët-Boigny a défilé à Abidjan, le 26 février 2019.

En Côte d'Ivoire, les discussions entre le gouvernement et les enseignants grévistes ont été de nouveau interrompues, lundi 25 février, à l'initiative de la partie gouvernementale cette fois.

Depuis un mois, le primaire et le secondaire sont touchés par un mouvement de grève des professeurs qui réclament la fin du travail le mercredi et la revalorisation de plusieurs primes et indemnités. Des négociations ont commencé la semaine dernière, mais depuis ce lundi, jour de rentrée scolaire, le gouvernement refuse dorénavant de discuter avec les syndicats qui n'ont pas levé leur mot d'ordre de grève.

« Nous ne négocions plus avec les syndicats grévistes », a déclaré le chef de cabinet du ministère de l'Education nationale, Abdoulaye Kouyaté, interrogé par la radio-télévision ivoirienne : « Nous poursuivons la négociation avec les syndicats qui ont levé le mot d'ordre de grève ou alors avec les syndicats qui n'ont pas donné de mots d'ordre de grève parce que les syndicats ont promis que, dès lors que les négociations commencent, ils allaient sinon lever ou alors suspendre le mot d'ordre de grève. ».

« Aucune satisfaction »

Pacôme Attaby, porte-parole des enseignants de la Coordination des enseignants du secondaire de Côte d'Ivoire (CES-CI), nie l'existence d'un tel engagement : « Non, nous n'avons pas fait cette promesse. On a été très clair avec lui. Nous n'avons eu aucune satisfaction sur aucun point. Nous sommes en grève. Nous avons le terrain. C'est le jour que nous aurons des réponses à nos préoccupations que toutes ces écoles ouvriront. Il peut discuter avec qui il veut, mais il aura le résultat du terrain. »

Pacôme Attaby se dit « scandalisé » par l'agression de plusieurs de ses collègues, lundi 25 février dans la ville de Bouaké. Pris à partie par des hommes cagoulés sortis d'un véhicule, relate-t-il, deux d'entre eux auraient été blessés et leurs motos incendiées. Le responsable syndical accuse « les autorités locales », ce que dément le député-maire de Bouaké, Bema Fofana. Il s'agirait plus vraisemblablement, selon lui, d'un différend entre grévistes et non-grévistes.

Le chef de cabinet du ministère de l'Education nationale promet, quant à lui, des cours de rattrapage face à la menace d'une année blanche brandie par les syndicats.

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