Afrique: Réseaux sociaux, facteur de transparence dans les élections au Sénégal

26 Février 2019

Si en 2002 et en 2012, ce sont les medias traditionnels tels que les radios et télévisions qui ont plus contribué à la transparence du scrutin et à l'alternance au Sènégal, cette années, ce sont les réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux sont devenus des outils indispensables dans le processus électoral au Sénégal. Avec l'avènement des smartphones, la surveillance citoyenne du vote réduit considérablement les possibilités de fraude électorale.

La majorité de la population constituée de jeunes utilisent Facebook, Tweeter ou WhatsApp. Ces plateformes de discussion sont considérées comme les réseaux sociaux les plus utilisés par les jeunes sénégalais.

Les nouveaux médias contre les fraudes

Grâce à ces plateformes, Djibril Badiane, chargé de communication d'un collectif de la société civile, est persuadé qu'au Sénégal, il est presque impossible de voler les élections.

"Au Sénégal, en janvier 2019, on n'est presque 9 millions à utiliser internet sur une population de près de 16 millions. Alors, sur ces 9 millions d'utilisateurs d'internet, on a environ 3 millions personnes qui utilisent les réseaux sociaux, principalement Facebook et WhatsApp", selon Djibril Badiane".

Il estime qu'Au Sénégal, la tranche d'âge qui utilise ces nouveaux médias est de 18 à 24 ans, soit environ 76% de la population.

"C'est dire qu'il y a une forte présence du digital dans notre quotidien. Aujourd'hui, la rapidité de de l'information fait que ce qui se passe à l'autre bout de la planète se répercute sur la vie au Sénégal. Je dirai qu'il est impossible de voler les élections"

Les médias traditionnels passent la main

Pourtant, l'accès à internet et surtout aux réseaux sociaux n'était pas à ce niveau en 2002, encore moins en 2012, lorsque les radios et les télévisions étaient les seules à jouer un rôle central dans la collecte et la diffusion des résultats des élections.

Sept ans plus tard, les résultats des différents scrutins sont disponibles sur les réseaux sociaux qui diffusent les premières tendances avant même que les radios et télévisions ne le fassent en direct, explique Alexandre Gubert Lette, consultant en projet CivilTech et initiateur de la plateforme de monitoring digital SenegalVote.

"A travers l'utilisation des réseaux sociaux, l'observation électorale a été démocratiser puis que chaque citoyen devient un acteur du fait démocratique. C'est un acquis important", a estimé l'initiateur de la plateforme de monitoring digital SenegalVote".

Au Sénégal tout comme un peu partout sur le continent, on associe de plus en plus les citoyens comme acteurs principaux dans les différentes phases des processus électoraux. Ce qui est d'ailleurs souhaitable.

Plus de: DW

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